Mes livres de Novembre

J’ai adoré toutes mes lectures du mois de Novembre ! Un de ces romans figure dans mon top 10 2019, j’avais hate de vous en parler ^^

The secret place (la cour des secrets) de Tana French (4/5)

Résumé : Une histoire de meurtre dans un pensionnat de jeunes filles par la reine du polar irlandais.

Il s’agit du cinquième roman de la série « Dublin Murder Squad » de Tana French dont j’ai dévoré les livres précédent (qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres).

Ce polar se déroule dans l’univers fascinant d’un pensionnat huppé tenu par des nones qui a été le lieu d’un tragique évènement : le corp de Chris Harper, 16 ans, y a été retrouvé et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Un an après ces évènements, Holly Mackey, étudiante du pensionnat prend contact avec Stephen Moran, un jeune flic ambitieux affecté aux affaires non classées qui rêve d’intégrer la Brigade des homicides. Holly a trouvé sur le tableau d’affichage de son lycée une photo de Chris assortie d’un mot : « Je sais qui l’a tué ». Stephen saute sur l’occasion pour s’imposer au côté de l’inspectrice chargée de l’enquête.

Mon avis : Déroulant son roman sur une seule journée d’interrogatoires, interrompus par des flash-back remontant à un an avant la mort de Chris, Tana French nous embarques dans cette enquête qu’on ne lache plus.

Ce qui me plait toujours autant dans les polars de Tana French c’est que l’accent est mis sur les relations humaines. Rien de spectaculaire dans ses romans mais une description fine de la psychologie des différents personnages : une paire de flics issues des quartiers pauvres de Dublin enquêtant dans un lycée de jeunes privilégiés ; deux bandes d’adolescentes que tout oppose entre celles qui ont choisi de sortir du moule et celles qui s’y conforment. L’univers du lycée est parfaitement recréé, avec ses rivalités, la cruauté inouïe des jeunes filles entre elles, mais aussi ces amitiés qui semblent plus fortes que tout.

Ces adolescentes n’ont rien à envier aux pires délinquants de Dublin !

A woman is no man (le silence d’Isra) d’Etaf Rum (4/5)

Résumé : Palestine, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille. La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux États-Unis une vie meilleure mais déchante vite : les femmes sont cloitrées à la maison, avec les enfants ; les maris, peu loquaces, travaillent jour et nuit. Invisible aux yeux du monde, la jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. Mais comble du déshonneur, Isra ne met au monde que des filles, dont la fougueuse Deya…

Brooklyn, 2008. Deya, 18 ans, est en âge d’être mariée. Elle vit avec ses sœurs et ses grands-parents, qui lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université et se souvient combien sa mère était malheureuse, recluse et seule. Alors qu’est révélé un secret bien gardé, Deya découvre que les femmes de sa famille sont plus rebelles que ce qu’elle croyait et y puise la force de changer enfin le cours de son destin.

Mon avis : l’intérêt principal de cette histoire est d’alterner les récits parallèles de la vie d’une mère, Isra et de sa fille, Deya. Les deux jeunes femmes vont faire faire face à des choix similaires, à 20 ans d’écart. Les parties du roman consacrées à Isra sont difficiles et m’ont mis parfois en colère, face à cette jeune fille réduite au rang d’esclave domestique. Heureusement Deya est issue d’une autre génération et les choses commencent (doucement) à bouger. Une histoire sur ces femmes que l’on entend pas.

The Dutch House d’Ann Patchett (4,5/5)

Résumé : A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Cyril Conroy a mis en place un empire immobilier plutôt lucratif, lui permettant de laisser des années de pauvreté derrière lui. Son premier achat personnel est une immense propriété « the Dutch House » dans la banlieue de Philadelphie où il s’installe avec sa femme et ses enfants, Danny et Maeve. Quelques années plus tard, sa femme le quitte le laissant seul avec deux enfant en bas âge. Cyril se remarie rapidemment mais Elna. 

L’histoire est racontée par Danny, alors que lui et Maeve sont mis à la porte de leur maison d’enfance par Elna. Le frère et la soeur vont devoir changer leur mode de vie et découvrir qu’ils n’ont plus que l’un et l’autre désormais. 

Mon avis : J’ai aimé ce livre avant même de le lire, il faut dire qu’il avait tous les éléments pour me plaire :
– une histoire familiale compliquée qui couvre plusieurs décennies d’histoire américaine ;
– une histoire qui explore les relations entre frère et soeur (ce genre de relation est bien souvent délaissé au profit d’histoires d’amour) ;
– un roman qui parle de perte, de deuil mais aussi de reconstruction.

Et comme prévu j’ai adoré. J’aurais voulu que la première partie du roman consacrée à l’enfance de Danny et Maeve dure encore plus longtemps. Leur maison d’enfance (« the Dutch House ») est un personnage à part entière du roman qui semble canaliser les tensions et resentiments de la famille.

La dynamique entre Maeve et Danny est extrêmement touchante. Tous deux ont été abandonnés par leur mère puis ont perdu leur père avant d’être mis à la porte de leur propre maison par leur horrible belle-mère. Au milieu de ce chaos c’est cette relation frère/soeur qui leur permettra de continuer à aller de l’avant, à grandir et à dépasser le passé. Une magnifique leçon de vie.

Désorientale de Négar Djavadi (4/5)

Résumé : Alors qu’elle patiente dans la salle d’attente d’un service de PMA (on ne découvre la raison de sa présence ici qu’à la fin du roman), Kimia se remémore la passé. Son enfance à Téhéran, l’histoire bouillonnante de sa famille sur trois générations, les évènements politiques qui ont bouleversés son pays et l’EVENEMENT (sic).

Mon avis : Mon avis sera surement un peu moins emballé que la moyenne. Si j’ai trouvé ce témoignage (romancé mais très autobiographique) extrêmement intéressant, la forme m’a empêchée de vraiment accrocher. Il y a un trop grand écart entre la première partie du roman (l’Iran, l’histoire familiale avant l’exil vers Paris) et la seconde partie (la nouvelle vie à Paris et le détachement de Kimia de sa famille). Mais surtout ce sont les multiples digressions, flash back dans les flash back qui m’ont laissé en marge de l’histoire. Peut être ai-je un esprit trop linéaire… Il n’en reste pas moins que ce roman est à lire, ne serait-ce que pour comprendre mieux l’histoire politique de l’Iran dont je l’avoue j’ignorais beaucoup.

Cent million d’année et un jour de Jean-Baptiste Andrea (3,5/5)

Résumé : Nous sommes en 1954, Stan est paléontologue, bientôt à la retraite et déterminé à réalisé le rêve d’une vie : trouver le squelette d’un dinosaure pris dans la glace. Cette quête l’emmène dans un petit village de montagne entre la France et l’Italie, accompagné de deux scientifiques, Umberto et Peter. Accompagné de leur guide de haute montagne, Gio, ils vont s’aventurer dans la montagne, pour cherche ce squelette disparu. Mais dans ce lieu isolée, au milieu des montagnes, les vieux fantômes de Stan vont se réveiller.

A mesure que l’hiver approche, les souvenirs refluent et alors que la recherche scientifique vire en obsession pour Stan, l’expédition se transforme en huis-clos en haute montagne.

Mon avis : J’ai aimé l’écriture de Jean-Baptiste Andrea à la fois sobre et poétique. A travers ses mots, les paysages des Alpes, grandioses et sans pitié prennent vie. J’ai aimé l’imbrication entre deux époques, Stan creuse la glace en quête d’un squelette de dinosaure tout en creusant ses souvenirs en quête de son passé.

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