Mes livres de septembre

Le mois de septembre a été un très chouette mois niveau lecture avec deux relectures et plusieurs coups de coeur !

Wild de Cheryl Strayed

Résumé : Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s’en remettre à la nature et de marcher. Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l’Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie.
Franche, dynamique et un brin déjantée, Cheryl Strayed nous entraîne grâce à ce récit humain et bouleversant sur les chemins d’une renaissance.

Mon avis : Il s’agit de ma seconde lecture et j’aime toujours ce livre qui me parle toujours autant. Wild est un récit autobiographique, Chery Strayed y raconte son aventure sur le PCT (Pacific Crest Trail), un chemin de randonné qui longe toute la côte est des Etats Unis.

A travers les pages de Wild le lecteur devient le compagnon de marche de Cheryl. Alors que les kilomètres et les paysages défilent on s’attache à Cheryl. Car il s’agit avant tout d’une aventure psychologique et spirituelle (les descriptions des paysages restent très minimalistes). Au fil des kilomètres, et à travers d’habiles flash-back, Cheryl revisite son passé. Son enfance, la mort de sa mère, son divorce… autant de blessures que Cheryl va devoir accepter. Un récit brut, honnête et terriblement humain.

Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman (4/5)

Résumé : Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ».
Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode.
Décidée à conquérir l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.
Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec « maman », Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…

Mon avis : J’ai été très agréablement surprise par ce roman ! Je m’attendais à un livre type chick lit et à mon grand plaisir le récit est beaucoup plus sombre et profond que ce à quoi je m’attendais.

Eleanor est extrêmement touchante. Si au début du roman elle nous apparait comme un vieille fille originale et décalée, plus le roman avance et plus le passé de la jeune femme se dévoile et permet de comprendre ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Le récit en devient plus profond, nous parle de solitude, de traumatisme et d’acceptation tout en restant léger et drôle par ailleurs. Un subtil équilibre entre tragique et humour…

Seul reproche, j’ai trouvé la fin trop « facile ». Compte tenu des traumatismes qu’à vécu Eleanor que l’on découvre, la conclusion m’a paru presque trop optimiste (ou alors je suis vraiment devenue trop cynique !!)

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Celeste Ng (3,5/5)

Résumé : Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore… Élève modèle, ses parents ont placé en elle tous leurs espoirs. Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus. Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac. Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés.
Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Mon avis : J’avais beaucoup aimé « la saison des feux » de Celeste Ng (dont je vous ai parlé ici).

A nouveau Celeste Ng explore ses sujets préférés : la famille, l’adolescence, les non-dits derrières la façade en apparence parfaite, le poids du racisme, les rapports entre générations… tous ces thèmes m’intéressent beaucoup et Céleste Ng en parle très bien. Elle analyse avec beaucoup de finesse la dynamique de la cellule famille et les éléments qui ont participé à sa construction. Au final, nous nous intéressons moins à comment Lydia est morte qu’aux éléments qui ont participé à sa construction et à celle de sa famille.

Je suis restée un peu plus en dehors de l’histoire par rapport à « la saison des feux », mais cela reste un roman très intelligent et bien écrit.

Suite française d’Irène Némirovsky (5/5)

Résumé : Suite française est composé de deux parties (une troisième était prévue mais le roman n’a jamais été achevé.

La première partie, « Tempête en juin » se déroule à Paris puis en Province, pendant l’exode de juin 1940, face à l’arrivée des troupes allemandes. Dans ce véritable roman chorale, Irène Némirovsky nous dépeint le destin de familles de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes face à l’arrivée de l’ennemi. Toutes les classes sont mélangées dans cette déroute : aristocrates, bourgeois, artistes, cocottes, employés,…

La seconde partie du roman, « Dolce » se déroule le village de Bussy où les habitants sont contraints d’accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l’occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent… Le récit se concentre sur une jeune femme, dont le mari est prisonnier, qui est obligée d’accepter un officier dans sa maison.

Mon avis : il s’agit d’une relecture de ce qui est un de mes romans préférés.

La première fois que j’ai lu ce roman je ne savais pas qu’Irène Némirovsky l’avait écrit pendant l’occupation. Car l’auteur porte un regard critique et ironique mais toujours profondément humain sur les évènements qui ont bouleversés la France. Irène Némirovsky n’a jamais pu achever ce roman. L’auteure a été arrêtée, déportée et exécutée en 1942. A la lecture, il manque clairement un pan à ce tableau en trois volets. La seconde partie du roman a fait l’objet d’une adaptation au cinéma, mais vous limiter au film serait une grave erreur tant le roman est davantage dense.

J’aime toujours autant le regard qu’Irène Némirovsky porte sur la guerre. La première partie est pleine d’ironie et parfois même de cynisme alors que la seconde est plus douce et teintée d’espoir. Un des plus beaux romans sur la Seconde Guerre Mondiale que j’ai lu.

Fille du destin d’Isabel Allende (5/5)

Avis aux fans de sagas familiales et d’univers foisonnant comme seuls les auteurs sud-américains savent le faire !

J’avais adoré « La maison aux esprits » le chef d’oeuvre d’Isabel Allende et c’est un nouveau coup de coeur avec cette seconde lecture.
Eliza est abandonnée à la naissance sur le port de Valparaiso en 1832, et adoptée par la famille Sommers. Elle est recueillie par Rose, seule femme de cette fratrie anglaise installée au Chili depuis des années. Entre l’indépendante Rose, le taciturne Jeremy et l’oncle marin qui fait des apparitions épisodiques entre deux aventures sur les mers, Eliza grandi dans la bonne société chilienne. L’année de ses 16 ans, elle s’éprend de Joaquin, un jeune homme pauvre et ambitieux qui la quitte bientôt pour gagner la Californie. Enceinte, Eliza s’embarque clandestinement sur un bateau afin de le retrouver. Elle découvre alors un pays en pleine en construction entre ruée vers l’or, prostitués et bandits… J’aime l’écriture d’Isabel Allende pour ses personnages hauts en couleur, son humour, son style à la fois poétique et drôle. C’est un plaisir de découvrir le Chili du milieu du 18ème siècle et en parallèle les Etats Unis en pleine ébullition. Si Eliza est l’héroïne de ce roman, le charme principal réside dans les personnages secondaires terriblement attachants.
Un roman complet entre secrets de famille, roman d’aventure et histoire d’amour.

Et je disparaîtrai dans la nuit (I’ll Be Gone in the Dark) de Michelle McNamara (3/5)

Ecouté via Audible

Résumé : Pendant plus de dix ans, un mystérieux prédateur a terrorisé la Californie. Après une série de plus de cinquante agressions sexuelles et dix meurtres, il a disparu sans laisser de trace, échappant ainsi aux nombreuses forces de police mobilisées pour l’arrêter. Son mode opératoire était d’une efficacité redoutable. Après avoir choisi une victime, il pénétrait chez elle en son absence et étudiait ses habitudes, puis revenait pour l’attaquer dans son sommeil, l’aveuglant avec une lampe torche avant de la violer.

Trente ans après les faits, Michelle McNamara décide de reprendre l’affaire, déterminée à découvrir l’identité de celui qu’elle a surnommé le Golden State Killer. Elle se replonge dans le dossier, retournant sur les lieux des crimes, interrogeant les victimes et passant ses nuits à éplucher les rapports de police.
La mort brutale de Michelle a malheureusement mis malheureusement un terme à son enquête et à la rédaction de l’ouvrage qu’elle prévoyait de consacrer au tueur. Les enquêteurs qui travaillaient avec elle sur l’affaire ont repris le flambeau et achevé « Et je disparaîtrai dans la nuit », rendant ainsi hommage à son travail acharné.

Mon avis : Ma note mitigée tiens plus au fait que les récit de type « true crime » ne sont pas vraiment ma tasse de thé qu’à la qualité du livre. Si ces récits suscitent mon intérêt initial, le sordide prend souvent le pas sur le suspens dans mon esprit ^^ De plus d’opter pour la version audio de ce livre a rendu la chronologie un peu confuse car le récit n’est pas linéaire.

Mais si vous êtes un fan de podcast de « true crime », ce livre est fait pour vous ! Michelle McNamara a mené un enquête extrêmement minutieuse et détaillée. L’intérêt du récit réside alors non seulement dans les faits eux-mêmes, mais également dans le travail d’analyse de Michelle et des inspecteurs.

5 réflexions sur “Mes livres de septembre

  1. Qu’est ce que tu lis !
    Pour ma part j’aime beaucoup Isabel Allende, j’aimerais bien me procurer celui que tu décris.
    Je n’ai pas lu Wild mais je l’ai vu, du coup je ne sais pas si j’aimerais me plonger dans sa lecture. Pour ma part je termine « La bâtarde d’Istanbul », je sais que tu l’as lu 🙂

    Belle journée !

    1. Haha! oui je lis beaucoup mais moins que d’autres 😉
      J’ai très envie de lire d’autres livres d’Isabel Allende en 2020.
      J’avais beaucoup aimé « La bâtarde d’Istanbul », j’ai d’ailleurs emprunté à la bibliothèque un autre roman d’Elif Shafak il y a quelques jours : « Crime d’honneur ». J’ai hâte de le lire.
      Bonne journée 😀

      1. On m’a parlé encore d’un autre livre de cette auteure, c’est « Soufi mon amour », j’espère les trouver dans ma bibli de quartier ! Belle journée à toi et je serai ravie d’avoir ton retour sur « crime d’honneur ».

  2. Je lis peu mais tu m’as donné envie de lire Suite française. Merci pour tes retours de lecture toujours aussi enrichissants et éveillant ma curiosité 🙂

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