Mes lectures d’août

Je continue mon rattrapage de chroniques lectures avec mes lectures du mois d’août. J’ai fait de très belles découvertes ce mois d’août avec 6 livres et plusieurs coups de coeur !

Le Pouvoir de Naomi Alderman (3/5)

Résumé : Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

Mon avis : Si j’ai trouvé l’idée de départ originale, je n’ai pas non plus été enchanté par ce roman. Cette lecture nous laisse bien peu d’espoir en l’humanité ! Car au final une fois le « Pouvoir » acquis, les femmes se révèlent aussi décevantes que les hommes, l’utilisant pour tuer, voler, violer et corrompre. Les stéréotypes de la société se retrouvent simplement inversés sans recherche additionnelle. Au final, j’ai trouvé que le récit manquait un peu de finesse. J’ai trouvé également le rythme assez inégal avec notamment certaines longueurs.

Poppy et les métamorphoses (This is how it always is) de Laurie Frankel (4/5)

Résumé : L’histoire émouvante d’une famille bouleversée par la métamorphose d’un de ses cinq garçons… en fille.
Après quatre garçons, Rosie et Penn, couple aussi atypique que chaleureux, rêvent d’avoir une fille. Rosie, surtout, ne recule devant rien afin d’influencer le sort, mais au fond personne n’est surpris d’apprendre la naissance du petit Claude.
Pourtant, dès son plus jeune âge, le dernier de la tribu se distingue : il préfère les robes aux pantalons, veut pouvoir s’asseoir sur ses cheveux longs et s’identifie plus aux princesses des contes de fée qu’aux princes charmants.
Dans son corps de garçon, Claude, désormais nommé Poppy, se sent fille.
Alors que sa famille essaie de composer avec cette nouvelle donne, son entourage le rejette. Commence alors un long chemin pour Poppy et les siens, au cours duquel la vraie nature de chacun va être révélée et parfois mise à rude épreuve.

Mon avis : un très beau récit sur un sujet compliqué écrit avec beaucoup de finesse. Comment ne pas s’attacher au personnage de Poppy et à toute sa famille ? Une famille ouverte, solidaire et tolérente qui malgré tout est mise à rude épreuve. La façon dont cette tribu aborde la différence de Claude est extrêmement touchante. Rosie et Penn se remettent sans cesse en question, se demandent constamment comment leurs choix vont influencer la vie de Poppy. Ce qui nous pousse nous aussi à la réflexion. Pour autant le ton n’est pas professoral, on rit, on pleure, on s’attache à tous les membres de cette famille. Un récit très rafraichissant !

Ship of magic de Robin Hobb (5/5)

Les aventurier de la mer (The Liveship Traders Trilogy en VO) est ma saga de Fantasy préférée après Harry Potter (et GOT) !

Résumé : Ce cycle raconte l’histoire d’une famille de marchands de la très prospère Terrilville. Cette famille possède la Vivacia, une vivenef (liveship en anglais), un vaisseau fantastique ayant la caractéristique de devenir vivant. À la mort d’Ephron Vestrit, capitaine de la Vivacia, la famille se déchire afin de posséder le bateau. Althéa qui pensait prendre la place de son père se retrouve évincée au profit de son beau-frère, Kile. Le fils de celui ci, Hiémain est forcé d’abandonner à sa carrière de prêtre afin d’embarquer à bord de Vivacia avec qui il va développer une relation fascinante.

En parallèle on suit les succès et déconvenues de Kennit, personnage aussi ambitieux que retors et qui aspire à devenir le roi des pirates. Mais pour cela, il lui faut une vivenef…

Mon avis : Robin Hobbs excelle à créer des univers fantastiques dans lesquels on prend un plaisir fou à se plonger. Mais ce qui fait le succès de ces romans ce sont ses personnages. Les « Aventuriers de la mer » est un récit à multiples points de vues. Chacun des personnages est complexes et attachants dans sont genre (y compris Vivacia le bateau et Kenit, le pirate prêt à tout) et a droit à un développement soigné et passionnant. Rien ne me plait plus dans un roman que de voir les personnages évoluer (en bien ou en mal). D’autant plus que dans cette trilogie, les personnages féminins ont la part belle !

Daisy Jones and the Six de Taylor Jenkins Reid (4,5/5)

Résumé : Daisy Jones & The Six… Le groupe de rock le plus mythique de tous les temps. Leurs concerts remplissaient les stades aux quatre coins de la planète et ils ont enflammé les nuits de toute une génération. De leurs débuts dans les bars miteux d’un Sunset Strip écrasé de soleil californien à la gloire, leur histoire est celle d’une ascension fulgurante. De l’euphorie qui vient avec le succès, des excitants qu’on prend pour entretenir la magie et des calmants qu’on avale pour essayer de dormir.
C’est l’histoire du rock’n roll. C’est aussi celle de Daisy Jones, l’icône ultime. Mais le 12 juillet 1979, après le plus mémorable des concerts, le groupe a éclaté. Personne n’a jamais su pourquoi… Jusqu’à aujourd’hui. Musiciens, fans, managers, amants, gardiens d’immeubles… Ils ont tous été les témoins de cette histoire… Mais quarante ans plus tard, chacun a sa propre version de la vérité.

Mon avis : Plusieurs fois au cours de cette lecture j’ai du vérifier que Daisy Jones & the Six était bien un groupe fictif tant on a l’impression de lire une vraie biographie ! La forme (des interviews des différents membres du groupe et de leurs proches) donne un récit extrêmement réaliste. J’ai beaucoup aimé le fait que tous les récits ne concordaient pas entièrement. Les versions diffèrent et au passage, révèlent beaucoup sur chaque personage.

J’ai aimé cette ambiance rock&roll, ce mélange de liberté, d’insouciance et d’excès. Bien que fictif, Daisy Jones & the six est emblématique de son époque. Les personnages, qui se révèlent au fur et à mesure de leurs interviews (et de leur non-dits) sont tous bourrés de défauts et donc attachants de réalisme. On découvre l’envers de la légende, fait de petits instants et de grands moments.

The Huntress de Kate Quinn (4/5)

Ecouté en audiobook, je vous en ai déjà parlé ici.

C’est le genre de livre qui je pense m’aurais un peu moins plus si je l’avais lu en version papier. La version audio m’a tenu en haleine jusqu’au bout !

Dans ce roman nous naviguons entre différentes époques (assez proches) et différents personnages dont les destins sont liés. L’action se situe à la fois avant, pendant et après le Seconde Guerre Mondiale.

Nina Markova a grandi à l’extrémité glacée de la Russie soviétique, rêvant d’avion et ne craignant rien ni personne. Quand la guerre éclate elle fui sa région natale pour rejoindre un régiment féminin de pilote d’avion de guerre, les Night Witches (qui je l’ai découvert on vraiment existé).

En Angleterre, à la fin de la guerre, Ian est un ex-correspondant de guerre devenu chasseur de Nazi. Il est obsédée par une femme qui ne cesse de lui échapper : the Huntress. Il va avoir besoin de l’aide de Nina pour la retrouver, la seule à avoir échappé vivante the Huntress.

En Angleterre, à la fin de la guerre, Ian est un ex-correspondant de guerre devenu chasseur de Nazi. Il est obsédée par une femme qui ne cesse de lui échapper : the Huntress. Il va avoir besoin de l’aide de Nina pour la retrouver, la seule à avoir échappé vivante the Huntress.

A Boston au début des années 50 Jordan McBride, dix-sept ans, rêve de devenir photographe. Au début ravie que son père veuf depuis des années ai trouvé une fiancée, Jordan commence à trouver de plus en plus étrange cette veuve allemande qui semble cacher son passé….

On suit ces trois histoires en parallèle pendant la première partie du roman, jusqu’à ce que les récits ce rejoignent. Une grande partie du plaisir de cette lecture est d’essayer de deviner quels sont les liens entre ces personnages et comment vont ils finir par être réunis. La seconde partie est beaucoup plus drivé par le suspens : vont-il réussir à attraper the Huntress ?

Ce roman m’a tenu à la fois en haleine tout en ayant des personnages attachants et bien développés (ce qui parfois passe à la trape dans des livres de pure suspens). J’ai beaucoup aimé le personnage de Nina à la fois intrépide, têtue et imparfaite.

Un gentleman à Moscou d’Amor Towles (4/5)

Résumé : Au début des années 1920, le comte Alexandre Illitch Rostov, aristocrate impénitent, est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l’hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée – officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski –, des diplomates étrangers de passage – dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d’esprit, et de vodka –, une belle actrice inaccessible – ou presque ­–, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c’est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol.

Mon avis : J’ai beaucoup aimé passer ces trois décennies avec le comte Alexandre Illitch Rostov au sein de l’hôtel Métropol. Le comte est un personnage extrêmement attachant, qui décide de continuer à vivre malgré tout. Il transforme un vieux grenier et studio cosy, sympathise avec tout le personnel de l’hôtel et déambule dans tous les recoins de l’hôtel. Un véritable personnage romanesque : flegmatique, hédoniste et terriblement attachant. Depuis sa prison dorée il voit défiler les Grands de son époque et c’est l’histoire de la Russie qui prend forme.

Un très beau roman que j’ai malheureusement trouvé un peu long par moment.

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