Mes livres de Mai

Un prix Goncourt, un coup de coeur et une déception parmis ces six livres lus en mai !

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Leurs enfants après eux – Nicolas Mathieu (4/5)

Résumé : Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l’Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s’emmerdent comme c’est pas permis. C’est là qu’ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Mon avis : Après avoir fini cette lecture, je n’ai pas été surprise que « Leurs enfants après eux » ait remporté le Prix Goncourt 2018. L’action se déroulera sur quatre étés : 1992, 1994, 1996, 1998. Chaque partie met en scène les mêmes adolescents (Anthony, Hacine, Stéphanie et les autres) dont on suit l’évolution.
Être ado dans une ville sinistrée dans les années 90 c’est passer son été à rêver de s’enfuir pour ne surtout pas finir comme ses parents résignés, à s’oublier dans la drogue, l’alcool, à tromper l’ennuie avec de menue larçins, se griser de vitesse sur un vélo ou une mobylette et à découvrir le corps du sexe opposé…
A travers ce récit Nicolas Mathieu dresse le portrait d’une population souvent oubliée, ceux qui vivent dans les zones délaissées du territoire français. J’ai trouvé beaucoup apprécié l’écriture de Nicolas Mathieu, à fleur de peau qui correspond parfaitement à l’adolescence qu’il nous décrit.

Circe – Madeline Miller (5/5)

Résumé : Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse….

Mon avis : énorme coup de coeur pour cette réécriture du mythe de Circé, la sorcière, experte en sorts et poisons qui fut notamment la compagne d’Ulysse, connue pour transformer les hommes en porcs. Une intrigue intéressante et originale qui séduira tous ceux qui comme moi ont été passionnés par la mythologie grecque étant enfant. Ce portrait de la déesse est absolument captivant. Car Circe, qui avait dans mes souvenirs un role mineur dans la mythologie, a en réalité croisé la route de Scylla, Prométhée, le minotaure, Ulysse et bien d’autres. Sur cette toile de fond, Madeline Miller dresse le portrait d’une femme extrêmement complexe et humaine.

Novecento : pianiste – Alessandro Baricco(4/5)

Résumé : Né lors d’une traversée, Novecento, à trente ans, n’a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l’Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d’un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n’appartient qu’à lui : la musique de l’Océan dont l’écho se répand dans tous les ports.

Mon avis : J’ai beaucoup aimé cette nouvelle d’Alessandro Barico. L’histoire en elle même, celle d’un gamin élevé sur l’Océan Atlantique qui n’a jamais mis le pied à terre, est remplie de poésie. Ce récit est construit sous la forme d’un monologue, celui de Tim Tooney, l’ami de Novecento et le trompettiste du bateau qui nous raconte la vie de Novecento.

70 pages remplie d’émotion, de subtilité et de poésie.

Le soleil des Scorta – Laurent Gaudé (3,5/5)

Résumé : Lorsque commence le récit, Luciano Mascalzone, un traîne-savate vivant de petites rapines, revient après quinze années de prison à Montepuccio, un village des Pouilles aux façades sales où les heures passent dans une fournaise qui abolit les couleurs. Autour, ce ne sont que collines et mer enchevêtrées. « Il m’a fallu du temps mais je reviens. Je suis là. Vous ne le savez pas encore puisque vous dormez. Je longe la façade de vos maisons. Je passe sous vos fenêtres. Vous ne vous doutez de rien. Je suis là et je viens chercher mon dû. » Son dû, c’est Filomena Biscotti, une femme qu’il désire depuis qu’il l’a rencontrée et dont le souvenir n’a cessé de le hanter. Ce que Luciano ignore, c’est que celle qui lui ouvre sa porte et qui se laisse dépuceler est la sœur cadette de celle qu’il convoitait, Immacolata. Battu à mort par les villageois, il meurt dans le dégoût du monde. Immacolata donne naissance à un fils. C’est ainsi que naît la lignée des Mascalzone, qui portera le nom de Scorta : d’une erreur, d’un malentendu. « D’un homme qui s’était trompé. Et d’une femme qui avait consenti à ce mensonge parce que le désir lui faisait claquer les genoux. »

Mon avis : J’ai été un chouilla déçue par ce roman pour la raison idiote que je m’attendais à un autre type de récit. Je m’attendais à une saga familiale épique comme je les aime. Si ce récit nous raconte bien l’histoire de la famille Scorta sur plusieurs générations, de nombreuses décennies son réduites à quelques lignes ce qui m’a quelque peu frustré. Pourtant Laurent Gaudé creuse avec brio le thème de l’héritage, la filiation et l transmission. Tous les membres du clan sont bourrés de défauts mais sont liés par leur sentitment d’appartenance viscérale à une terre aride n’offrant que misere et tourment.

Into the blue (Heather Mallender a disparu) – Robert Goddard (2,5/5)

Résumé : Quinquagénaire alcoolique et désenchanté, Harry Barnett vit depuis de nombreuses années sur l’île de Rhodes, où il s’occupe de la villa d’un de ses amis, un homme politique anglais. Quand Heather Mallender arrive à la villa pour se remettre d’un drame personnel, Harry est vite attiré par la jeune femme. Mais, lors d’une balade en montagne, tout bascule: Heather disparaît sans laisser de traces et Harry est soupçonné par la police grecque de l’avoir assassinée. Devant l’absence de preuves, il est laissé en liberté. Avec une question qui ne cesse de l’obséder: qu’est-il arrivé à Heather? Harry décide alors de mener l’enquête à partir de sa seule piste : les vingt-quatre dernières photos prises par la jeune femme avant de disparaître. Cliché après cliché, il va ainsi tenter de reconstituer les dernières semaines de la vie de celle-ci, entre la Grèce et l’Angleterre. Mais plus il apprend de choses sur Heather, sur son passé et sa vie, et plus le mystère s’épaissit.

Mon avis : Si j’ai beaucoup apprécié la partie purement « enquête » de l’histoire, ma lecture a été entaché par mon agacement pour le personnage d’Harry Barnett. Plusieurs passages ont fait hurler la féministes en moi (vous savez ce cliché de la nana ultra canon qui veut absolument coucher avec le héros – quinquagénaire et alcoolique – sans aucune autre raison que la volonté de l’auteur d’écrire une scène de c***).

Par aileurs j’ai trouvé que le récit un poil trop long. L’histoiret aurait bénéficié d’une centaine de pages en moins.

Harry Potter and the Half Blood Prince – JK Rowling

J’ai continué mon éniemme relecture de la saga avec ce tome 6 qui est bizarrement celui qui m’a le moins marqué.

 

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4 réflexions sur “Mes livres de Mai

  1. Je suis très polar l’été, et je viens de commencer code 93 pour l’instant il me tient, c’est plutôt bon signe. Tu m’as donné envie de lire leurs enfants après eux.
    J’espère que tu passes un bel été.
    bises

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