Mes livres d’avril

Le mois d’avril a été pour moi, un mois compliqué au travail qui m’a laissé épuisée mentalement et physiquement. Pourtant j’ai réussi à terminer 6 livres en avril et j’en suis plutôt fière !

Le livre du rire et de l’oubli – Milan Kundera (3/5)

Résumé : ‘Le livre du rire et de l’oubli’ est un roman en forme de variations. Les différentes parties se suivent comme les différentes étapes d’un voyage qui conduit à l’intérieur d’un thème, à l’intérieur d’une pensée, à l’intérieur d’une seule et unique situation dont la compréhension se perd dans l’immensité.
C’est un roman sur Tamina et, à l’instant où Tamina sort de la scène, c’est un roman pour Tamina. Elle est le principal personnage et le principal auditeur et toutes les autres histoires sont une variation sur sa première histoire et se rejoignent dans sa vie comme dans un miroir.

Mon avis : Si j’admire l’écriture de Milan Kundera, j’avoue que ce livre m’a un peu dérouté. Au final je l’ai pris comme un recueil de récits (un peu comme des nouvelles), pas forcément liés entre eux mais avec des thèmes communs. Peut être ai-je l’esprit trop cartésien pour vraiment adhérer à cette composition (Kundera parle d’un « roman en forme de variations »). Heureusement certaines de ces histoires m’ont beaucoup touchées (comme celle de Tamina qui après avoir fui Prague est prête à tout pour récupérer les lettres d’amour de son défunt mari).

A man called Ove (La vie selon Ove) – Fredrik Backman (3/5)

Résumé : Toutes les tentatives de suicide de Ove, un veuf, sont arrêtées par ses nouveaux voisins, une iranienne, son mari et ses deux enfants. La vie de ce vieux monsieur au sale caractère avec ses principes hérités de son père, va être bouleversée de manière inattendue.

A cinquante-neuf ans, Ove se sent vieux. Veuf, grincheux et dépressif, il n’attend plus qu’une seule chose de la vie : la mort ! Depuis que sa femme est décédée et qu’il a été licencié, il erre dans sa maison, fait des rondes de sécurité dans le quartier pour vérifier que tout est en ordre, engueule les résidents de son lotissement et se sent atrocement inutile, au point de décider d’en finir.

Mais entre la corde qui cède alors qu’il s’apprête à se pendre et un chat de gouttière impertinent, ce n’est pas si simple. Sans compter que ses nouveaux voisins, Parvaneh, une jeune Iranienne, son mari et leurs deux charmants enfants, dérangent Ove en permanence et interrompent chacune de ses tentatives de suicide, ce qui le met dans une rage folle. Bref, Ove n’est pas près d’accéder au repos éternel.

Mon avis : Je vous avais parlé dans mon Bilan Lecture 2018 de mon coup de coeur pour « Beartown » du suédois Fredrik Backman. Je me suis donc lancé dans la lecture d’un autre de ses romans, « A man called Ove ». Peut-être en attendais-je trop car j’ai malheureusement été un peu déçue par cette lecture. Si l’histoire est sympathique et on s’attache facilement aux personnages, j’ai trouvé ce récit trop « facile ». Les romans des dix dernières années sont un peu trop remplis de vieils hommes grognons qui se révèlent avoir bon fond.

Dans la forêt – Jean Hegland (4/5)

Résumé : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Mon avis : une lecture choc qui satisfait ma passion des romans apocalyptiques ! Pour ce récit de fin du monde, Jean Hegland prend le parti de ne pas nous donner les raisons de la « catastrophe » qui a conduit à l’arrêt de la civilisation telle qu’on la connait. Tout se déroule du point de vue de Nell et Eva qui assistent à ces bouleversements avec leurs yeux et leurs préoccupations d’adolescentes. Dans un premier temps les conséquences semblent temporaires et les deux soeurs se raccrochent comme elle peuvent à leur mode de vie passé. Nell continue à étudier pour entrer à Harvard et Eva s’entraine tous les jours à danser. Mais peu à peu les deux soeurs prennent conscience que le monde est à jamais changé. Il faut alors réinventer une nouvelle vie, tout bouleverser.

La tresse – Laetitia Colombani (4/5)

Résumé : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis : Un très joli récit qui se lit très vite (je l’ai terminé en une journée), voire un peu trop vite ! Ces trois femmes vivent des vies totalement différentes et pourtant une force les unie. Toutes les trois vont devoir faire des choix déterminants qui vont bouleverser leur vie et celles de leurs proches. Le destin de Smita qui rappelle les conditions de vie des femmes en Inde donne envie de hurler, mais c’est l’histoire de Sarah qui m’a fait couler quelques larmes me rappelant des souvenirs personnels encore bien douloureux.

Imaqa, une aventure au Groenland – Flemming Jensen (4/5)

Résumé : Martin, instituteur danois de trente-huit ans qui ressent un vide dans son existence, demande sa mutation dans la province la plus septentrionale du Danemark, le Groenland. Il prend ses fonctions dans un hameau de cent cinquante âmes: Nunaqarfik, à plus de cinq cents kilomètres au nord du cercle polaire.
Armé de ses bonnes intentions, encombré de sa mauvaise conscience coloniale et de ses idées préconçues, Martin découvre une communauté solidaire, dont la vie s’organise en fonction de la nature environnante – et pas malgré elle. Au fil des mois qui passent et des rencontres, dans une société où le rire est érigé en remède suprême contre la peur ou la tristesse, il apprend à apprécier ce qui est, sans se soucier de ce qui aurait pu être, et trouve ce à quoi il aspirait : l’aventure, l’immensité, l’harmonie, l’amour.

Mon avis : en préambule je tiens à déclarer que je suis fascinée par tout roman se déroulant dans le Grand Nord (Alaska, Groenland…). Ce roman était donc fait pour moi !

J’ai adoré découvrir cette petite communauté pleine de malice et de bienveillance. Martin qui est envoyé comme un émissaire de la civilisation danoise remet rapidemment en question les dogmes et traditions de son pays d’origine plutôt que ceux de son pays d’adoption. Entre tradition et modernité la communaute de Nunaqarfik est confrontée à ses propres contradictions, bien souvent sous le regard impuissant de Martin.

Il se dégage une profonde humanité de ce roman qui nous fait réfléchir avec humour aux ravages de la colonisation du Groenland par le Danemark.

Comment se faire des amis (How to win friends and influence people) – Dale Carnegie

Enfin j’ai écouté cet audiobook dont j’avais beaucoup entendu parler mais je dois confesser qu’il ne m’a pas vraiment marqué. J’ai trouvé que les principes énoncés sont principalement des principes de bon sens. Même si cela fait du bien d’entendre réaffirmer certains principes, je n’en ai pas tiré de très grands enseignements….

8 réflexions sur “Mes livres d’avril

  1. Oh, ça me donne envie de lire le livre sur le Groenland !
    Et de mon côté, je te conseille « Nirliit » de Juliana Léveillé-Trudel, qui se passe touuuuut au nord du Québec. C’est un livre que j,ai trouvé dur émotionnellement, mais très beau aussi.

  2. J’ai lu la tresse et j’ai beaucoup aimé court mais efficace et touchant. Tu me donnes envie de lire Imaqa et dans la forêt, je mets tout ça sur ma future liste d’achat 🙂
    Bonne journée,
    Jessica

  3. J’avais bien aimé La tresse, c’est vrai qu’il est court.
    Sinon tu donnes très envie de lire « Dans la foret », j’adore les romans apocalyptiques 🙂

    1. Moi aussi ! Je pense que tu aimerais « dans la forêt » rien que pour l’aspect « retour à la nature » qui est intéressant

  4. 6 livres, c’est déjà un beau score pour un mois compliqué ! 😉

    « Dans la forêt » me fait énormément envie !

    J’avais dû lire du Kundera durant mes études : je n’en ai malheureusement gardé aucun réel souvenir [merci le gavage intensif à l’unif]. Je pense le relire mais j’attends encore le moment adéquat…

    1. Kundera fait parti de ces auteurs « classiques » dont je passe un peu à côté.
      Je reconnais le talen mais l’écriture et les histoires ne me touchent malheureusement pas plus que ça…

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