Mes livres de Novembre

Le mois de novembre dernier à été un très bon mois lecture avec du mystère victorien, un roman policier, une découverte réussie de la littérature russe et un roman de science-fiction post-apocalyptique (un genre que j’adore !).

The woman in white (la dame en blanc) de Wilkie Collins Wilkie (4/5)

Résumé : Une nuit, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, porte secours à une mystérieuse « dame en blanc » que semble poursuivre une obscure menace. La jeune femme, parmi des propos incohérents, laisse entendre qu’elle est familière d’un lieu où il doit prochainement se rendre – le manoir de Limmeridge, perdu dans les brumes du Nord – pour enseigner la peinture aux deux pupilles de Mr Fairlie, Marian Halcombe et Laura Fairlie.
Une fois sur place, à sa grande stupeur, Walter se rend compte que Laura ressemble étrangement à cette mystérieuse créature fantomatique, tout droit échappée d’un asile… Fervent défenseur de la cause féminine, il sent alors se nouer autour de lui un implacable complot : des mariages arrangés, voire meurtriers ; des hospitalisations de force par d’honorables familles soucieuses d’écarter des témoins gênants ; une société secrète qui fait poignarder les traîtres à sa cause…

Mon avis : Ce livre est connu pour être un des premiers romans policiers ! Je l’ai découvert grace à Victoria.

Je comprends pourquoi ce livre plait autant ! Un mélange réussi et inédie pour moi de littérature victorienne et de roman policier ! L’enquête m’a tenu en halène jusqu’au bout. La construction est excellente, avec une alternance de points de vue et de styles qui permet de donner un rythme et de maintenir l’intérêt du lecteur. Certains passages sont très savoureux. Il s’en dégage un roman qui m’a parru très moderne.

Mon seul reproche concerne comme souvent les personnages féminins ! J’ai adoré le personnage de Marian, courageuse et intelligente. En revanche Laura est l’archétype de la pauvre demoiselle en détresse qui ne sert à RIEN à part sevir de fantasme amoureux au héros…

Le Syndrome E de Franck Thilliez (4/5)

Résumé : Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle. Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille.
Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés. Il n’en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko, en congé forcé.
Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko.
Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, les deux nouveaux coéquipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d’une réalité effrayante et qui révèle que nous pourrions tous commettre le pire.

Mon avis : Si vous aimez les polars glauques vous connaissez forcément Franck Thilliez, maître français en la matière !

J’ai lu plusieurs de ses romans policiers et j’avais fait la connaissance de Lucie Henebelle dans « La Chambre des morts ». Je découvrais en revanche le personnage de Sharko, inspecteur au (très) lourd passé qui vie littéralement avec ses démons. Même si j’ai beaucoup à dire sur le cliché du vieux loups solitaire dans les romans policiers (Je m’adresse aux nouveaux auteurs : PLEASE trouvez un autre cliché pour renouveler le genre !!), j’ai beaucoup aimé la dynamique du duo Henebelle-Sharko. Quand à l’enquête elle m’a à la fois fascinée et glacée. Un très bon polar.

La bâtarde d’Istanbul d’Elif Shafak (4/5)

Résumé : Chez les Kazanci, Turcs d’Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l’amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s’envolent trop tôt – pour l’au-delà ou pour l’Amérique, comme l’oncle Mustafa.

Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions.
Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l’indignation générale. Quand, à l’âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d’où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père.

L’amitié naissante d’Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la  » bâtarde « , va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés.

Mon avis : J’ai aimé cet univers presqu’exclusivement féminin (les hommes ici sont de vagues figures secondaires assez laches), l’amitié entre Armanoush et Asya, l’ambiance d’Istamboul et surtout cette famille haute en couleur. C’est aussi un roman lourd du passé historique turc. Le génocide arménien est évoqué, avec ses conséquences sur la diaspora, mais aussi sur les Turcs dont le pays nie les événements.

Ce livre m’a été offert par une amie pour mon anniversaire. Je ne connais rien à la littérature turque et elle souhaitait me la faire découvrir. Ce fut un gros coup de coeur. J’ai hâte de découvrir d’autres romans turcs !

Station Eleven  d’Emily St. John Mandel (4/5)

Résumé : Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.

Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

Mon avis : J’ai une fascination bizarre pour les scénario de fin du monde (rassurez-moi, je ne suis pas la seule) : qu’est ce que deviendrait l’humanité ? Comment est ce que moi je réagirais ?

Sation Eleven commence par une catastrophe qui va bouleverser l’humanité mais Emily St. John Mandel ne s’apensantie pas longtemps sur les causes de cette pandémie et après un bon dans le temps de 20 ans, nous découvrons la vie des survivants : Kirsten, actrice dans une troupe de théatre itinérante, Clark à l’origine du Musée de la civilisation…. Entre eux un lien qui a commencé bien avant la catastrophe. A travers des flash back, on en apprend plus sur le passé de nos héros et ce qui les lie entre eux.

J’ai beaucoup aimé découvir cette nouvelle version de l’humanité assez hostile mais pas entièrement condamnée. Si vous vous attendez à un roman catastrophe rempli d’action vous serez surement déçu, c’est principalement un roman sur la survie et la reconstruction.

Les Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro (3/5)

Résumé : « Les grands majordomes sont grands parce qu’ils ont la capacité d’habiter leur rôle professionnel, et de l’habiter autant que faire se peut ; ils ne se laissent pas ébranler par les événements extérieurs, fussent-ils surprenants, alarmants ou offensants. Ils portent leur professionnalisme comme un homme bien élevé porte son costume. C’est, je l’ai dit, une question de « dignité ». » Stevens a passé sa vie à servir les autres, majordome pendant les années 1930 de l’influent Lord Darlington puis d’un riche Américain. Les temps ont changé et il n’est plus certain de satisfaire son employeur. Jusqu’à ce qu’il parte en voyage vers Miss Kenton, l’ancienne gouvernante qu’il aurait pu aimer, et songe face à la campagne anglaise au sens de sa loyauté et de ses choix passés…

Mon avis : petite déception pour ce roman (même si ce livre a de très bonnes notes sur Goodread). Il est certe très bien écrit mais je m’attendais à un peu mieux. Peut être ai-je déjà lu pas mal de roman anglais ayant pour personnage principal un majordome (car oui apparemment c’est un genre assez répendu !) car ce roman m’a laissé une impression de déjà-vu. Malgrè tout cela a été une lecture agréable, j’ai partuclièrement aimé la relation pleine de non-dit entre Stevens et Miss Kenton, l’atmosphère si particulière d’un chateau anglais (ambiance Downton Abbey) et l’ambiance nostalgique de cette lecture.

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2 réflexions sur “Mes livres de Novembre

  1. Novembre était un bien joli mois pour tes lectures ! 🙂

    Je vois souvent passer des chroniques sur les livres d’Elif Shafak depuis quelques temps mais je n’ai pas encore sauté le pas pour découvrir cette autrice.

    La dame en blanc et Station Eleven me tentent beaucoup à force d’en lire de bons avis sur la blogo.

    1. Je n’aurais pas sauté le pas pour Elif Shafak si je n’avais pas reçu le livre en cadeau mais ce fut une belle découverte ! J’ai hate de lire d’autres livres de cette auteur en 2019 !

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