Mes livres d’août

En janvier, en plus de mes bonnes résolutions de lectrice, j’essaie d’expurger le retard que j’ai accumulé dans mes comptes rendus de lecture ! Je garde le même schéma que d’habitude avec un mois/un billet, même si de ce fait, je me retrouve à vous parler des livres lus en août, il y a de cela 5 mois ! Soyez indulgents, j’espère rattaper mon retard à temps pour vous parler des livres lu en janvier 2019 à la fin du mois ^^

Retour à Brideshead d’Evelyn Waugh (3,5/5)

Résumé : Invité à Brideshead, la magnifique demeure familiale de son ami Sebastian, le jeune Charles Ryder, étudiant à Oxford, découvre les mœurs et l’art de vivre de l’aristocratie anglaise. C’est au travers de cette grande fresque, se déroulant durant les « années folles  » et enluminée de personnages plus excentriques les uns que les autres, que le grand Evelyn Waugh s’est juré de « suivre les cheminements de la volonté divine au sein d’un monde païen ».

Mon avis : J’ai choisi pour son thème, la bonne société anglaise dans les années folles. J’ai été un peu surprise par le ton et la morale, beaucoup plus tristes et moins légers que ce à quoi je m’atendais. L’écriture est un parfait exemple du cynisme des auteurs anglais, je me suis régalée de ce côté là. La première partie du roman traite principalement de la découverte par le narrateur de l’aristocratie anglaise, en particulier au travers de Sébastien et de sa famille. La seconde partie du roman parle du destin de Sébastien et de ses frères et soeurs après l’université. Cette partie est beaucoup plus sombre, les dérives familiales, le poids de la religion entraineront Sébastien à sa perte.

Mort à crédit de Céline (3,5/5)

Résumé : « Mort à crédit », publié en 1936, raconte l’enfance du Bardamu de « Voyage au bout de la nuit », paru quatre ans auparavant. Après un prologue situant son présent, médecin dans les années trente, le héros narrateur, Ferdinand, se rappelle ses jeunes années, dans un milieu petit bourgeois, vers 1900. Il est fils unique, élevé dans un passage parisien entre une grand-mère éducatrice fine et intuitive, une mère sacrificielle propriétaire d’un petit magasin de dentelles et objets de curiosité et un père violent et acariâtre, employé dans une compagnie d’assurances. Il grandit maladroitement, sans cesse victime des reproches amers de ses parents, multiplie les apprentissages et les échecs sentimentaux et professionnels, séjourne dans un collège anglais avant de voir son destin basculer avec la rencontre d’un inventeur loufoque, Léonard de Vinci de la fumisterie scientifique, pour vivre des aventures toujours tragi-comiques…

Mon avis : « Voyage au bout de la nuit » est un des romans dont la lecture m’a le plus marqué. L’écriture de Céline avait été un véritable coup de poing.

J’ai malheureusement moins accroché à cette « suite » (qui se passe en réalité avant « Voyage au bout de la nuit »). L’écriture de Céline est toujours aussi forte et riche mais justement j’ai eu l’impression que ce livre ne reposait que sur le style. Là où dans « Voyage au bout de la nuit » j’avais souvent envie de prendre des notes pour fixer les pensées foisonnantes de Céline, je n’ai jamais ressenti cela pour « Mort à crédit ».

Assassin’s quest de Robin Hobb (4/5)

Résumé : Les pirates, de plus en plus audacieux et téméraires, ont commencé leur invasion dévastatrice. Royal le fourbe, après avoir assassiné le souverain légitime, est monté sur le trône des Six-Duchés. Avec son entourage, le lâche usurpateur s’est replié à l’intérieur des terres. Dans son fief natal, certain de ne plus être inquiété par Fitzchevalerie, son ennemi intime, qu’il croit mort.
Grossière erreur, car le jeune bâtard, retiré loin de la cour, caché, est toujours vivant. Bien décidé à se venger. Mais il lui faut d’abord réapprendre à vivre, sous la patiente égide de Burrich et d’Umbre. Et choisir sa voie : celle de la civilisation… ou celle d’une empathie plus forte que jamais, grâce au pouvoir du vif, avec oeil-de-nuit ?

NB: Ce tome 3 en anglais correspond aux tomes 4, 5 et 6 de la version française.

Mon avis : Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, j’ai adoré les deux premiers tomes de cette saga (l’Apprenti Assassin et l’Assasssin Royal). J’étais donc ravie de retourver Fitz et tous les personnages de Robin Hobb pour cet ultime tome. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un peu long à démarrer. On retrouve un Fitz laissé pour mort et plus loup qu’humain. Heureusement après quelques (centaines) de pages c’est repartie pour l’aventure et je n’ai pas été déçue ! La fin a pu sur certains aspects décevoir les fans de la saga mais je l’ai trouvé pour ma part très adaptée (je ne suis pas fan des fins prévisibles et des happy ending…). Robin Hobb fait définitivement parti des auteurs que j’ai envie de lire en 2019 !

Prep de Sittenfeld Curtis (non traduit) (2,5/5)

Dans « Prep », nous suivons la vie et les pensées de Lee Fiora, une jeune fille du Midwest qui, suite à l’obtention d’une bourse, débarque dans un prestigieux lycée privé de la côte est.

Il ne se passe pas grand chose au cours de ces 3 années, Lee est une jeune fille introvertie qui préfère observer plutôt que de participer à la vie bourdonnante de l’internat. J’avoue que parfois j’ai eu envie de la secouer tant je l’ai trouvé passive ! Puis je me suis souvenu de celle que j’étais à 14-15 ans. Car s’il y a une chose réussie dans ce roman c’est bien la façon dont l’auteur retranscrit les sentiments d’une adolescente mal dans sa peau. J’ai retrouvé cet âge où l’on fait facilement de mauvais choix, où l’image que les autres ont de nous revêt une importance vitale. Au fond ce qui m’a le plus dérangé dans ce roman c’est le regard que porte la Lee adulte (celle qui raconte l’histoire) sur son adolescence. A aucun moment elle ne remet pas en question les erreurs et jugements qu’elle a pu faire, notamment placer sa propre valeur entre les mains d’un garçon… Je n’ai pas retrouvé ce regard critique (mais bienveillant) que je peux moi même avoir sur ma propre adolescence.

The Picture of Dorian Gray (3,5/5)

Résumé : «Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d’un jeune homme d’une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d’étranges conjectures.»
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.»
Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d’opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu’il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d’être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d’esthète – fascinants, l’un et l’autre, d’une étrangeté qui touche au fantastique.

Mon avis : Je pensais beaucoup plus apprécier cette lecture. Peut être est-ce du au support (je l’ai écouté en VF sur Audible), je pense en effet que j’aurais plus apprécié l’écriture de Wilde si j’avais eu le temps de m’en imprégner. Ce roman est indéniablement écrit de façon exemplaire, mais cela ne m’a pas empêcher de m’ennuyer lors des nombreux monologues

Auprès de moi toujours (Never let me go) d’Kazuo Ishiguro (3,5/5)

Résumé : Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.

Mon avis : Si l’histoire se déroule (principalement) dans un internat de la campagne anglaise, le reste de l’intrigue est pour le moins déroutante. Nous sommes dans les années 90. Kath et ses amis Ruth et Tommy sont élève à Hailsham. Ici, les enfants sont protégés du monde extérieur et élevés comme des êtres à part, voués à une mission essentielle pour la société. Cette mission nous ne la découvrons que progressivement. Kazuo Ishiguro distille ses indices comme le petit poucet. Pour ne rien vous gacher je ne vous révelerai pas le twist. A la frontière de la science fiction, du roman sur la perte de l’innocence, et l’amité, cette histoire nous fait réfléchir sur le sens de la vie humaine, ce que l’on est pret à sacrifier au nonm du progrès scientifique….

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