Mes livres de Juin

C’est la rentrée et je reprends un peu le rythme en essayant de rattraper mon retard de publication ! Attendez vous à plusieurs billets lecture au cours des prochaines semaines !

On commence avec mes lectures de Juin. Ce fut une belle sélection, avec plusieurs coups de coeur (et plusieurs pavés…) que je suis ravie de partager avec vous aujourd’hui.

Une colone de feu de Ken Follett (4/5)

Résumé : En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants. Toute l’Europe se dresse contre elle. À Paris, Marie reine d’Écosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure.
Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné.

Mon avis : Je lis tous les pavés historiques de Ken Follett et à chaque fois je suis sous le charme. Que voulez-vous « I love big books and I cannot lie » 😉

Ce livre est donc le troisième tome de la saga des Piliers de la terre et d’un Monde sans fin (il n’est pas nécessaire cependant d’avoir lu les tomes précédants, plusieurs siècles séparant chaque livre).

Nous sommes ici en pleine guerre de religion, entre l’Angleterre, la France et l’Espagne. Contrairement aux tomes précédants, la grande Histoire est aussi importante que la petite. En effet, Ned, le personnage principal de l’histoire est le conseiller des plus grands et Elisabeth Tudor et Marie Stuart sont des personnages à part entière du roman. On retrouve quand même toute une galerie de personnages secondaires qui se croisent sans cesse dans cette Europe en feu. Comme toujours chez Ken Follett, c’est un peu trop blanc/noir (les méchants sont très très méchants) mais c’est une mécanique bien huilée qui fonctionne à merveille !

Little fires everywhere de Celeste Ng (4/5)

Résumé : Shaker Heights, est un quartier calme, privilégié et progressiste de Cleveland où tout est méticuleusement organisé, de la largeur des routes à la couleur des maisons et à la réussite de ses habitants . Et personne ne représente mieux ces valeurs qu’Elena Richardson qui respecte chaque règle à la lettre. Cette bulle idylique va être perturbée par l’arrivée de Mia Warren une artiste énigmatique qui loue une maison aux Richardson pour elle et sa fille Pearl. Bientôt Mia et Pearl deviennent plus que des locataires : les quatre enfants Richardson se retrouve attirés par la mère et la fille. Mais Mia cache un passé mystérieux.
Lorsque les amis des Richardson décident d’adopter un bébé, une bataille pour la garde de l’enfant éclate qui va diviser la ville et placer Mia et Mme Richardson dans les camps oposés. Mme Richardson décide alors de découvrir le secret de Mia à tout prix.

Mon avis : j’ai découvert ce roman grace au bookclub de Reese Witherspoon (je suis tellement fan). Celeste Ng a une écriture fluide et elle nous fait plonger facilement dans ce quartier et dans les secrets de ces familles. Il y a un côté Desperate Housewive qui m’a plu. On gratte pour découvrir les dessous de cette façade en apparence parfaite. Le thème de la maternité est omniprésent et les différente facette de la maternité (voulue ou non) sont présentées de façon adroites et subtiles par Celeste Ng. J’ai hate de découvrir d’autres livres de cet auteur !

(J’ai lu ce roman en anglais, la version en français n’est pas encore publiée).

Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaitre (4,5/5)

Résumé : Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

Mon avis : J’avais adoré « Au revoir là-haut » et c’est encore un coup de coeur avec cette suite. Pierre Lemaitre a vraiment un don pour nous emmener là où on ne l’attend pas. Il a également une faiblesse pour les gueules cassées ! Dans la famille Péricourt je demande le petit fils, Paul, victime d’un tragique accident et sa mère Madeleine, victime naive qui finira par se rebeller. Un personnage féminin à la hauteur du talent de l’auteur, rempli de faiblesses, force et contradictions. En arrière plan, les années 30, la crise, le capitalisme et la montée du nazisme qui s’apprète à chambouler l’Europe. Une véritable fresque romanesque peuplé de personnages truculents, à lire sans tarder.

The good house de Ann Leary (audiobook) (3/5)

Résumé : Hildy Good a atteint un âge critique dans la vie d’une femme. La soixantaine et divocée, elle est une curiosité dans sa petite ville privilégiée américaine. Mais Hildy n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort, à la place elle observe le monde qui l’entoure avec cynisme, un verre de Pinot Noir à la main. Quand ses deux filles adultes mettent en place une « intervention » pour la confronter à son problème d’alcool, Hildy trouve l’idée ridicule.  elle apprécie un verre de temps en temps mais elle est loin d’être alcoolique ! Mais au fur et à mesure que l’histoire progresse, un autre aspect d’Hildy commence à apparaitre.

Mon avis : Cette lecture fut une légère déception. Pour commencer, j’ai eu beaucoup de mal avec la voix de la narratrice… C’est un risque quand on écoute des audiobook ! A cause de cela, les atermoiement, les petits mensonges d’Hildy m’ont d’autant plus agacés ! En revanche j’ai aimé le côté « unreliable narrator ». En effet, c’est Hildy le narrateur, on ne partage donc que son point de vu et on ne sait jamais très bien déméler le vrai du faux dans ce quelle affirme ou même dans ses souvenirs.

Au bord de la terre glacé d’Eowyn Ivey (4/5)

Résumé : Hiver 1885. Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas. Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu’elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d’une société peu apte à lui reconnaître la liberté à laquelle elle aspire. C’est l’art naissant de la photographie qui lui permettra de s’émanciper et de célébrer la beauté de la vie sauvage qui l’entoure. Au cours de cette année fatidique, Allen et Sophie seront, chacun à leur manière, confrontés à la nature grandiose et cruelle. Les épreuves qu’ils surmonteront changeront leurs vies et ce qu’ils sont à jamais.

Mon avis : Encore un coup de coeur ! Il faut dire que je rêve d’Alaska depuis des années !

Nous plongeons dans l’Alaska sauvage et non domestiqué avec ce roman d’aventure à deux voix. Le récit de cette expédition à travers les carnets et journaux d’Allen et Sophie Forester donne un style simple et direct qui fonctionne parfaitement. Ce roman d’aventure laisse la belle part aux femmes à travers les yeux de Sophie jeune épouse laissée au camp qui se découvre un passion pour la photographie. Les carnets d’Allen d’abord assez froid et scientifiques vont se révéler de plus en plus mystique au fur et à mesure de la progression de l’expédition. Car les terres blanches et sauvages de l’Alaska abritent bien des mystères…

5 commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé le livre de Céleste Ng aussi (lu grâce au Bookclub aussi 😉 ) ! Et sur tes conseils je viens de commander « To the Bright Edge of the World ».

  2. Le roman de Celeste Ng est, il me semble, paru en français aux éditions Sonatine sous le titre « La Saison des feux » et il me fait de l’œil, je n’en entends que du bien !

  3. Je ne savais même pas que Reese Witherspoon avait un book club ! Et pourtant je vis de ce côté là du globe !! Little fires everywhere de Celeste Ng me tente beaucoup. Je crois que je vais aller voir à la librairie s’il est disponible!
    Merci encore pour tes conseils
    Joyeuses fêtes.
    Jessica

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