Mes livres d’Avril

Je suis très très en retard dans la publication de mes billets lecture… Le mois de mai touche bientôt à sa fin et je publie seulement mon article sur mes lectures d’avril !

No home de Yaa Gyasi (4/5)

Résumé : XVIIIe siècle, au temps de la traite des esclaves. Ghanéennes, Effia et Esi sont demi-sœurs mais ne se connaissent pas. La sublime Effia est mariée de force à un Anglais, le capitaine du fort de Cape Coast. Dans les cachots de ce fort sont enfermés les futurs esclaves. Parmi eux, Esi. Elle sera expédiée en Amérique. Ses enfants et petits-enfants seront continuellement jugés sur la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, perpétuera le commerce triangulaire familial et devra survivre dans un pays meurtri pour des générations.

Un roman à lire absolument. Je l’ai déjà dit ici, j’adore les sagas familiales. Je suis une adepte des gros bouquins de + de 500 pages. J’étais donc plutôt sceptique devant l’ambition de ce roman de 300 pages couvrant plusieurs décénies de l’histoire afro-américaine. Chaque chapitre est traité de la perspective d’un nouveau personnage, Effia et Essi en premier puis leurs 6 descendants sur 7 générations. Pourtant, je me suis passionnée pour les destins parallèles de cette famille. Chaque nouveau point de vue est l’occasion de raconter un aspect des changements culturels qu’ont connus le Ghana et les Etats Unis (la colonisation, l’esclavagisme, le racisme…). C’est passionant tout en restant un roman de fiction très bien écrit. Yaa Gyasi possède un véritable don.

Le grand sommeil de Raymond Chandler (3/5)

Il s’agit du premier roman de la série des aventures du détective privé iconique Philip Marlowe et un classique du roman noir américain (son adaptation à lécran a révélé pour la première fois le couple mythique formé par Humphrey Bogart et Lauren Bacall).

Résumé : L’honorable général Sternwood a des ennuis avec ses filles. Vivian, l’aînée, boit sec et perd beaucoup d’argent dans les salles de jeux. La cadette, Carmen, est nymphomane. Un libraire, Geiger, fait chanter le général au sujet des dettes de Vivian.
Excédé, le riche vieillard fait appel au privé Philip Marlowe. En visitant la librairie de Geiger, le détective voit Carmen entrer chez lui. Trois coups de feu claquent. Dans une pièce aménagée en studio photo, il découvre la jeune fille nue et droguée, le maître chanteur mort à ses pieds.

Je dois avouer à contre-coeur que j’ai été déçue par cette lecture. Elevé au titre de livre culte, je m’attendais à autre chose… S’il est vrai que le personnage de Philip Marlowe est savoureux car il représente l’archétype du détective privé, j’ai trouvé que le texte avait pas mal vieilli (Marlowe m’est apparu comme un sacré mysogine et homophobe). Le livre ayant été écrit en 1939, je suis prête à serrer les dents. Mais j’ai trouvé que l’intrigue manquait de consistance, et à force d’ouvrir de nouveaux tirroirs, le lecteur s’y perd !

Harry Potter and the Deathly Hallows (5/5)

J’ai finis d’écouter Harry Potter en audiobook, ma vie n’a plus de sens 😥

Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne

Gros coup de coeur pour cette BD que je ne pensais pas aimer autant ! Je m’attendais à lire une sorte de fanfiction version BD (bouh les a priori). Au contraire Marion Montaigne se moque gentiment de notre astronaute préféré, tout en nous distillant plein de savoir sur les voyages dans l’espace. Chaque étape de la formation de Thomas à son retour sur terre est super bien expliquée, de façon ludique et accessible. Le temps de cette lecture je suis redevenue une enfant qui rêve de voler en apesenteur.

Un fleuve de fumé d’Amitav Ghosh (4/5)

Ce roman est la suite d' »Un océan de pavots » que j’ai lu il y a plusieurs années.

Résumé : Canton, XIXe siècle. Un bouillonnement de langues, de peuples et de cultures.
Fanqui Town, enclave au coeur de Canton, réservée aux étrangers et interdite aux femmes, est gouvernée par deux lois principales : celle du libre échange et celle de l’opium. Pour le reste, ce microcosme cultive les amitiés particulières et s’amuse dans des bals exclusivement masculins. Mais, en cette année 1839, l’empereur de Chine décide d’éradiquer l’opium de son territoire. Il exige la destruction de tous les stocks de Canton.
Que vont-ils devenir s’ils acceptent de se plier à d’autres règles que celles du commerce ? La ruine les guette. Et pour Bahram Modi, un marchand parsi originaire de Bombay, le déshonneur devrait s’ajouter à la ruine : il a hypothéqué tous ses biens et emprunté au-delà du raisonnable pour acheter une énorme quantité d’opium. Et quel sort attend son secrétaire particulier, Neel, un raja déchu après avoir été accusé à tort de faux en écriture ? Ou bien Robin, un peintre homosexuel qui croit avoir trouvé l’amour à Canton ? Paulette, une jeune orpheline française née en Inde, et son employeur, un célèbre botaniste anglais, vont-ils devoir renoncer à découvrir la plante inconnue dont ils possèdent une rare peinture ?

Je regrette d’avoir mis autant de temps à lire ce second tome car j’ai eu beaucoup de mal à me replonger dans l’histoire, à me rappeler les personnages et leurs différents motivations. Une fois ce stade franchi, j’ai beaucoup apprécier ma lecture. Le contexte est absolument fascinant car très peu connu en France : la guerre de l’Opium qui s’est joué entre la Chine, l’Inde et le Royaume Unis. Le talent d’Amitav Ghosh est de nous faire vire tout cela à travers des personnalités aussi disparates qu’un marchand parsi, un raja déchu, un peintre en quête d’amour et une jeune botaniste française à la recherche d’une fleur extraordinaire.

Les huit montagnes de Paolo Cognetti (4/5)

Résumé : Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au cœur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié. Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé et son avenir.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui parle de nature, d’amitié et de solitude. C’est avant tout une histoire d’amour, l’amour de la montagne que partage Bruno et Pietro, deux garçons aux origines très éloignés. Gamins, ils renouent chaque été pour parcourir les versants de cette montagne, parfois accompagnés du père de Pietro . Mais les garçons grandissent et s’éloignent pour mieux se retrouver une fois adultes. Un roman initiatique incroyablement bien écrit.

5 commentaires

  1. Coucou Florence,
    Lors de mon passage en France en mars dernier, j’ai craqué sur la BD de Thomas Pesquet, elle m’attend sagement mais j’ai hâte de la lire.
    J’aime toujours autant tes revues livres et tes articles podcasts aussi.

    Bonne semaine,
    Jessica

  2. D’ailleurs, je rajoute un petit quelque chose, mais tu n’as jamais pensé à faire ton propre podcast ?
    J’aime tellement tes chroniques littéraires que ça pourrait être drôlement chouette. Surtout pour les personnes qui ont décidé de se déconnecter des réseaux sociaux (comme moi).

    Bises
    J

  3. C’est marrant que tu en parles car c’est un de mes projets fantasmés ^^
    J’aimerai faire ça façon conversation avec une personne par épisode qui parle de ses livres préférés, etc… Mais bon j’ai déjà du mal à trouver du temps pour rédiger des articles :/

    1. Effectivement, je pense que ça nécessite beaucoup de temps. Mais l’idée est vraiment bonne !
      J’attends ton prochain article avec impatience.
      Bonne journée,
      Jessica

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