Dernières lectures

Je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau billet de compte-rendu de lectures. J’ai encore un ou deux articles de retard mais j’essaie de rattraper ça ! J’aimerai pouvoir rédiger mes avis dès le roman terminé mais j’ai souvent besoin d’un moment pour digérer et prendre un peu de recul sur mes lectures. Résultats, quelques jours se transforment en semaines et je me retrouve à vous parler de livre lus en juillet ! Une fois n’est pas coutume je vous parle donc de cinq romans différents dans mon article du jour 🙂

The Keeper of the Lost Things (Le gardien des choses perdues) – Ruth Hogan

3/5

Résumé : Anthony Peardew a passé la moitié de sa vie à collectionner les objets perdus dans l’espoir de réparer une promesse brisée. Le vieil homme, autrefois écrivain célébré, décide de léguer sa demeure victorienne et les trésors qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, sans se douter de l’heureuse suite de rencontres que cela va provoquer.
Avec sa galerie de personnages attachants et son intrigue savamment ficelée, un premier roman enchanteur, à l’humour et au charme irrésistiblement british.

Mon avis : Le livre qui m’a le moins marqué de cette sélection. C’est gentil mais franchement pas révolutionaire voire un peu déjà vu. J’ai apprécie cependant cet histoire d’un collectionneur des objets perdus qui semble sortie d’un livre pour enfant ainsi que l’ambiance très « british » qui donne envie de regarder la pluie tomber en buvant une grande tasse de thé.

The Sherlockian (221b Baker Street) – Graham Moore

4/5

Résumé : Octobre 1900, Londres.
Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d’un tueur en série, il demande l’assistance d’un de ses amis, l’écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula.
Janvier 2009, New York. C’est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d’être intronisé dans la prestigieuse association des « Baker Street Irregulars ».
C’est aussi un grand jour pour ladite association : Alex Cale, l’un de ses membres les plus renommés, vient de retrouver le « Saint-Graal » des fanatiques de Conan Doyle, le fameux tome perdu du journal intime de l’écrivain, couvrant les mois d’octobre à décembre 1900.
Mais Alex Cale est assassiné avant d’avoir pu dévoiler le contenu du fameux journal et Harold, inspiré par l’art de la déduction de son illustre modèle, se lance sur la piste du meurtrier.

Mon avis : un agréable roman policier que les fan du détective anglais apprécieront ! Avec un Arthur Conan Doyle plus vrai que nature qui se lance, à l’instart de son personnage emblématique sur les traces d’un mystérieux meurtrier. Les deux enquêtes se croisent à plus d’un siècle de distance. C’est bien construits et on reste en halène tout le long du roman.
Les personnages sont attachants et j’ai appris plein de choses sur la vie de Conan Doyle, notamment son rapport avec sa propre création, l’incontournable Sherlock Holmes, un personnage qu’il finira par détester. Cette enquête sera pour lui l’occasion de prendre sa revanche sur l’enquêteur le plus connu de Grande Bretagne. Dommage que le dénouement soit un peu attendu.

La Fête au Bouc – Mario Vargas Llosa

3,5/5

Résumé : Ce livre, politique, violent et dénonciateur à bien des égards, nous plonge dans le rêve finissant du tyran Rafael Leonidas Trujillo, despote sanguinaire de la République dominicaine entre 1930 et 1961. Il met en scène une avocate new-yorkaise de retour au pays après trente ans d’absence, venue contempler l’agonie d’un père maudit à qui elle veut arracher une parcelle de vérité, quatre révoltés prêts à tout pour assassiner le chef et libérer leur nations, et Turjillo lui-même, tyran finissant, vivant la vieillesse et la perte de ses forces comme une malédiction.

Mon avis : J’ai choisi ce livre en prévision de mon voyage au Pérou. Je me suis rendu compte que j’avais lu très peu de roman d’auteur sud américain et Mario Vargas Llosa est l’un des plus connus.
C’est donc la vie de ce despote qui nous est raconté mais plutôt qu’une pseudo-biographie linéaire, l’écrivain péruvien a construit son roman avec intelligence en alternant les faits et gestes de différents protagonistes, sur différentes époques :
• Trujillo, le Généralissime, le Chef Suprême, le Bienfaiteur et Père de la Nouvelle Patrie depuis trois décennies, contrôle difficilement à soixante-neuf ans un pays au bord de la faillite et une vessie victime d’une récente déficience prostatique.
• Quatre hommes qui attendent fébrilement, dans une voiture à l’arrêt, le passage de la Chevrolet de Trujillo. Ils ont fait le serment d’abattre celui qui depuis longtemps est la cause de leurs malheurs. Chacun de ces hommes a sa propre histoire mais une même haine les rassemble, l’heure de la vengeance a sonné.
• Urania est une brillante avocate d’affaires de Manhattan qui revient en 1996 à Saint-Domingue après 35 ans d’un exil apparemment volontaire. Elle rend visite à son père infirme, un des hauts dignitaires du régime Trujillo avant d’être brutalement suspendu de ses fonctions.
A travers cette galerie de personnages le lecteur est totalement en immersion au coeur d’un système politique totalitaire.
Il m’a fallu du temps pour vraiment « entrer » dans le roman. L’alterance de personnages, d’époques peut laisser un peu confu. C’est dense et en même temps certains passages m’ont parru assez long.  En revanche la seconde partie du roman, où l’action s’accélère et le secret d’Urania se dévoile m’a beaucoup plus plu.

Number9dream – David Mitchell

4/5

Résumé : A l’approche de son 20ème anniversaire, Eiji Miyake débarque à Tokyo avec une mission : retrouver le père qu’il n’a jamais rencontré. Ainsi commence sa quête qui nous fais découvrir le Tokyo caché, des bureaux des objets perdus aux salles d’arcades, dans un voyage entre rêves et réalité.
Malheureusement ce roman n’a pas encore été traduit en français…

Mon avis : J’aime beaucoup les livres de David Mitchell. Je suis tombé amoureuse de son style poétique et de ses personnages attachants dans « Les Mille Automnes de Jacob de Zoet » et je me suis évadée cet hiver avec « Cloud Atlas ».
Dans Number9Dream j’ai retrouvé des personnages bien construits et touchants (comment ne pas tomber sous le charme d’Eiji, cet adolescent perdu en quête de son passé). David Mitchell joue à brouiller les pistes entre rêves et réalité avec beaucoup d’humour. Certains chapitres de « rêve » sont un peu déroutants mais il faut juste accepter d’être un peu perdu et se laisser porter… Il y a quelques longueurs mais la fin m’a serré le coeur (je n’en dis pas plus).

11/22/63 – Stephen King

4,5/5

Résumé : 22 novembre 1963: 3 coups de feu à Dallas. Le président Kennedy s’écroule et le monde bascule. Et vous, que feriez-vous si vous pouviez changer le cours de l’Histoire?
2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d’une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d’un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d’empêcher l’assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d’un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d’une jolie bibliothécaire qui va devenir l’amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu’altérer l’Histoire peut avoir de lourdes conséquences…
Une formidable reconstitution des années 60, qui s’appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine.

Mon avis : un roman ultre riche et dense dont la taille peut impressionner (plus de 900 pages), mais qui se lit super facilement. Impossible de décrocher avant de connaître le dénouement : Jake arrivera-t-il à empêcher l’assassinat de Kennedy ?
J’ai adoré voyager dans les années 50 et 60. La description de cette époque est passionnante, détaillée, mais surtout vivante etant donné que nous nous plaçons du côté de Jake, tout juste débarqué des années 2000. A la nostalgie des années 50 s’ajoute une enquête passionante (et une jolie histoire d’amour) qui font de ce livre une réussite.

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