Mes dernières lectures

Mes quatre derniers coups de coeur de cet été !

Processed with VSCO with g3 preset

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

4,5/5

L’histoire : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de  » rêve américain « . C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Mon avis : j’ai eu un gros coup de coeur pour ce roman que j’ai dévorré en quelques jours marlgré ces 940 pages ! Il faut dire que l’histoire est prenante, on s’attache très rapidement aux deux personnages principaux, Christmas et Ruth. On les voit grandir, évoluer dans deux univers que tout sépare, chacun devant affronter les fantômes de son passé. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, j’ai notamment été touché par le personnage de Cetta, la mère de Christmas.
Le cadre historique est super bien retranscrit, imanigez New-York dans les années 20, avec ses guères de gangs, ses cummunautés mais aussi avec l’aparition de la radio et le développement du cinéma.  Beaucoup de scène ont un aspect « cinématographiques », on se croirait presque dans un film de Scorsese 😉

Même si le cadre est assez dur et que l’auteur ne nous épargne pas les scènes de violence, je n’ai pas du tout trouvé cette histoire déprimante ou opressante. Christmas a une personnalité très forte et touchante à la fois. On ne peut que l’aimer. C’est un personnage plein d’humour que l’on prend plaisir à suivre jusqu’à la dernière page. Le seul reproche que je pourrais faire à ce slivre est que la fin est un peu prévisible…

Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac

3,5/5

L’histoire : Émile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l’invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l’accompagner…
C’est l’histoire d’un adolescent né dans une famille inclassable, l’histoire d’un premier amour, miraculeux et fragile. C’est l’histoire d’un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.

Mon avis : une lecture agréable mais qui ne m’a pas marqué plus que ça. Ce livre raconte le road-trip entre la Fra,ce et l’Itale d’une famille un peu fofolle, Little Miss sunshine version française ! Emile est à l’age des premiers amours mais aussi celui où l’on a facilement honte de sa famille tout en éprouvant de la tendresse pour ses parents dou-dingues. C’est une jolie histoire pleine de tendresse. C’est léger, ça se lit vite mais je l’oublierai probablement assez rapidement. Un bon roman de vacances.

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

4,5/5

L’histoire : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis : Une histoire qui m’a beaucoup touché, qui traite de l’amour, de la folie et de la perte. On découvre cette famille un peu loufoque à travers les yeux de ce petit garçon. Oui dans cette famille il n’y a pas vraiment d’organisation, on organise des soirées jusqu’au petit matin, on part en vacances à l’improviste et les factures s’accumulent mais c’est une vie pétillante et pleine d’imprévus !

Pourtant sous ce vernis d’excentricité se cache la triste réalité des maladies mentales. Plus on avance dans le roman plus le coeur se serre sans que jamais la plume ne perde sa légèreté. Le récit alterne le point de vue de l’enfant et celui de son père. Les deux sont intéressants. L’enfant, tellement fière de ses parents et ce père prêt à tout pour continuer à vivre avec la femme qu’il aime.

C’est à la fois gai, triste, poignant, léger, amusant, et profond.  Je l’ai fini en une journée et cette histoire est restée un petit moment avec moi.

La Porte de Magda Szabo

4/5

L’histoire : « C’est moi qui ai tué Emerence. Je voulais la sauver, non la détruire, mais cela n’y change rien. » La Porte est une confession. La narratrice y retrace sa relation avec Emerence Szeredás, qui fut sa domestique pendant vingt ans. Tous les oppose : l’une est jeune, l’autre âgée ; l’une sait à peine lire, l’autre ne vit que par les mots ; l’une est forte tête mais d’une humilité rare, l’autre a l’orgueil de l’intellectuelle. Emerence revendique farouchement sa liberté, ses silences, sa solitude, et refuse à quiconque l’accès à son domicile. Quels secrets se cachent derrière la porte ?

Mon avis : ce roman commence par un confession, celle de la narratrice à propos de la mort d’Emerence. Le reste du livre va dérouler l’histoire qui à conduit à cette mort.

Il s’agit d’un roman sur la relation entre deux femmes : une femme de ménage analphabète et son employeur considérablement plus jeune, et écrivaine. Cette dernier raconte l’histoire, qui se situe en Hongrie vers les années 1960. Ce pitch peut paraître assez austère et peu passionant et pourtant, Magda tisse cette histoire avec beaucoup d’habileté, augmentant le suspense au fur et à mesure qu’on en apprend plus sur les personnages et notamment le passé d’Emerence.

Ce roman pose des questions sur l’amitié et l’acceptation, sur le vieillissement et la dignité. Mais aussi autour les portes et barrières que nous mettons en place pour nous protéger.

2 commentaires

  1. Merci pour ce super billet ! En attendant Bojangles est sur ma table de nuit, à lire très bientôt. Tu m’as donné très envie de lire le Gang des rêves. Le pitch m’a un tout petit peu rappelé son cousin de Minneapolis, Bohemian Flats, de Mary Relindes Ellis : peut-être l’aimeras-tu aussi 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s