Que lire pour s’évader cet été ?

L’été étant la saison des voyages il n’est donc pas étonnant que très souvent à cette période de l’année, je glisse dans ma PAL des lectures sur le thème de l’évasion.

Si vous aussi, vous avez envie d’un peu d’aventure, de dépaysement, voici quelques idées de romans à glisser dans votre valise cet été 🙂

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Sylvain Tesson, il s’agit d’un voyageur et écrivain français dont la vie à elle seule est un roman d’aventure ! Il a notamment raversé l’Himalaya à pied, les steppes d’Asie centrale à cheval,… Un peu notre Christopher McCandless national (au destin heureusement moins tragique).

En 2010, il se lance dans un nouveau projet fou : vivre six mois (de février à juillet) en ermite dans une cabane au sud de la Sibérie. C’est de cette expérience qu’est né le livre « Dans les forêts de Sibérie ».

Si vous avez toujours flirté avec l’idée d’un trip ermitte/déconnection totale/retour à la nature, ce livre est fait pour vous ! Sylvain Teston nous décrit au jour le jour une vie rude, faite d’étendues neigeuses, de solitude et d’alcool. Forcément ce roman est très introspectif, par moment phylosophique. Il s’agit plus d’un récit de voyage que d’un récit d’aventures.

Personnellement, j’ai moins apprécié ce roman que je ne m’y attendais. Il y a un petit côté moralisateur qui m’a dérangé. Les sentiments personnels de l’auteur sont assénés comme des vérités universelles (Ex: « se sentir familier d’un lieu, c’est le début de la mort »). Peut être est-ce parce que, par nature, je suis pleine de doutes, mais type d’approche me tient à distance. J’aurais préféré plus de questionnements.

Le propos n’en reste pas moins intéressant et m’a fait pas mal réfléchir. Rien que pour cela je recommande cette lecture.

L’aventure, le choix d’une vie

On reste dans le même registre avec ce recueil de récits auquel Sylvain Tesson à participé.

L’idée de ce livre a été de demander à neuf écrivains de publier un texte racontant une aventure fondatrice.

Gérard Chaliand, Patrice Franceschi, Alexandra Lapierre, Alain Mabanckou, Pascal Manoukian, Michel Moutot, Yann Queffélec, Sylvain Tesson et Valérie Zenatti nous emmènent du Vietnam au Sahara, de l’Amazonie au Kenya et au Congo, de Rome à Sarajevo, sur l’Atlantique et même dans les rues de Paris…

Je ne suis pas vraiment une amatrice de nouvelles ou de récits courts (le format m’empêche trop souvent de plonger totalement dans l’histoire) mais j’ai beaucoup apprécié ces textes,  les différentes interprétations que ces auteurs ont donné à un thème commun. Cela m’a également permis de découvrir des auteurs que je ne connaissais pas comme Alexandra Lapierre.

Le Grand Marin de Catherine Poulain

C’est un roman dont j’attendais beaucoup (et dont j’ai beaucoup entendu parler !) et pourtant je suis sortie de ma lecture assez déçue.

C’est l’histoire d’une jeune femme française, la narratrice, partie loin de tout ce qu’elle connaissait pour prendre le large, littéralement. Sans y connaitre quoi que ce soit, elle a toujours rêvé de bâteau, d’aventure sur les océans. Elle débarque à Kodiac en Alaska où elle parvient à se faire embaucher pour travailler sur un bâteau de pêche. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures… Elle se confronte à un univers dur, un univers d’hommes taciturnes et sans pitié.

J’ai trouvé que le récit, une fois la première partie passée, devenait un peu répétitif. Une fois à terre, les marins tournent en rond et nous avec, entre biture quotidienne et errement dans Kodiac. Mais surtout je n’ai pas vraiment accroché avec le personnage principal qui alterne entre le rôle de femme volontaire et indépendante et celui de pauvre petit oiseau fragile dans un univers masculin. Il me manquait des éléments de contexte pour ressentir de l’empathie. Je n’ai pas compris ce qu’elle cherchait dans cette quête d’absolu, quelle rédemption souhaitait elle obtenir.

L’avis général est cependant très potifif ! Il faut dire que l’écriture de l’auteur, faite de phrases courtes et insisives retranscrit à merveille cet univers plein de violence et d’énergie. Cet engouement s’explique certainement par le caractère de vérité qui s’en dégage : l’auteur a réellement vécu 10 ans en Alaska où elle a partagé longtemps le quotidien de ces marins qu’elle évoque dans ce roman.

5 commentaires

    1. Tu me rassures car plusieurs personnes autour de moi ont adoré. Je trouve l’idée super intéressante mais la forme ne m’a pas pationné autant que je l’aurais souhaité…

  1. J’avais un peu arrêté les romans, clairement ce que je leur demande aujourd’hui c’est de voyager, soit géographiquement, soit dans le temps, soit les deux.
    Jolie sélection donc malgré tes qq réserves !

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