Dernières lectures : 3 romans américains

Aujourd’hui je vous parle de trois romans américains : un polar par l’auteur du Chardonneret, une histoire légère et romantique et un roman bouleversant adapté au cinéma.

thumb_P1000393_1024

The secret History de Donna Tartt (Le Maître des Illusions)

C’est après avoir beaucoup aimé Le Chardonneret de Donna Tartt (retrouvez ma revue ici) que j’avais ajouté ce roman à ma PAL.

Résumé : En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. D’autant plus qu’après quelques semaines, il rejoint la classe ultra select de Julian Morrow, professeur atypique et capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Richard intègre ce groupe de ces jeunes gens marginaux entourés d’une aura de mystère. Mais en parvenant à percer leur secret Richard va en devenir partie à part entière jusqu’à participer au meurtre de sang froid de l’un des membres de la bande d’amis (je ne vous spoile pas ici, la mort de Bunny est dévoilée dès les premières pages du roman)

J’ai retrouvé certains thèmes similaires au Chardonneret dans ce roman, principalement dans le personnage principal, un jeune homme un peu perdu et (presque) sans famille. Ainsi que dans le personnage du mentor bienveillant (Julian ici). On pense également au Cercle des poètes disparu en version plus sombre. Car Donna Tartt manie le suspens à la perfection mais si l’histoire souffre de quelques longueurs.

Ce qui est étonnant c’est que j’ai accroché avec ce roman malgré des personnages froids, distants dont on ne se sent pas vraiment d’affinité mêlés dans une histoire dont on sait déjà l’essentiel dès les premières pages: la mort de Bunny. Ce qui rend ce roman passionnant n’est donc pas l’intrigue qui n’est ni exceptionnelle ni originale mais de suivre la lente progression d’un groupe jusqu’à la réalisation d’un acte abject et irréversible, le meurtre d’un ami de sang froid.

The Rosie Project de Graeme SimSion (le théorème du homard)

J’ai un avis un peu mitigé sur ce roman qui va surement à l’encontre de la plupart des critiques mais bon !

Résumé : Peut-on trouver une épouse sur mesure? Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son  » projet épouse », il met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d’éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences. Et celles-ci sont nombreuses, car pour Don: la femme idéale ne doit pas: fumer et boire, être végétarienne et aimer la glace à l’abricot, se lever après 6 heures. Mais elle doit faire du sport, être ponctuelle, accepter le système de repas normalisé qui prévoit homard au dîner le mardi.
S’il y a bien une personne qui ne remplit aucun des critères établis, c’est Rosie Jarman, étudiante le jour et barmaid la nuit, dont la vie est aussi désordonnée que celle de Don est méthodiquement organisée…

C’est une lecture facile et rapide. C’est assez proche d’une comédie romantique qu’on pourrait voir à l’écran (je n’ai donc pas trop été étonnée quand j’ai découvert que le récit était à l’origine un scénario). Cela se lit comme on regarde ce genre de films donc, on sait que c’est rempli de clichés mais on apprécie quand même !

Ce qui m’a un peu agacé dans ce roman c’est le manque total de substance du personnage féminin principal. Pour ceux qui ont lu Gone Girl/Les apparences, pour moi c’est l’incarnation de la Cool Girl dénoncée par Gillian Flynn. Elle est trop parfaite pour être vraie (à la fois belle, intelligente, sexy, sensible…).

Quand à Don, l’auteur semble s’être (beaucoup) inspiré du personnage de Sheldon dans The Big Bang Theory. Et si au début sa description semble correspondre à celle d’une personne avec un syndrome d’Asperger, plus le roman avance plus j’ai envie de dire stop. Non seulement cet homme est un prof de science émérite, mais il est aussi un champion d’arts martiaux, un danseur hors pair, un barman pro…

Le manque de réalité de ces deux personnages m’a empêché de vraiment m’attacher au récit et si je l’ai lu rapidement, je n’en garde pas un souvenir immémorable (pour satisfaire vos envies de romantisme je vous recommande 100 fois plus One Day).

Room d’Emma Donoghue

Je termine par mon coup de coeur ! Cela fait 2 ans que ce roman est sur ma liste-à-lire et ce n’est que cette année où en voyant le succès du film (que je n’ai toujours pas vu) que je me suis enfin décidé à le lire !

Si vous n’avez pas vu le film je vais essayer de vous en parler sans trop en révéler. Car je pense que c’est le genre de roman dont il faut connaître le moins possible de l’intrigue avant de le lire.

Résumé : Jack vient de fêter ses 5 ans. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à ses questions. Celle-ci occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il vit seul avec elle dans la même pièce, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais sa mère fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec lui. Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle ne peut pas continuer à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.

La magie du roman tient à son narrateur. Le lecteur voit tout tout au travers des yeux de Jack. Ce dernier ne connait rien d’autre que la pièce où il a grandi. Ce qui lui apparaît totalement insensé est notre normalité et vice-versa. Et ce n’est que petit à petit que nous comprenons la situation. Le fait d’avoir un garçon de 5 ans pour narrateur permet également de se détacher un peu de l’horreur de la situation et d’apporter des touches d’humour et de candeur au récit. malgré un sujet très dur, le récit ne tombe jamais dans le sordide. Ce qui fait la force de ce roman c’est aussi tous les détails qui rendent ce texte d’une crédibilité et d’un réalisme inquiétant. Il se lit comme un polar. C’est simple, je l’ai dévoré !

***

Retrouvez moi sur Goodreads !

4 commentaires

    1. Je l’ai beaucoup aimé (sauf la fin qui m’a un peu déçu). Une fois qu’on entre dans l’histoire c’est assez difficile de décrocher 🙂

  1. J’ai adoré Le Chardonneret / The Goldfinch de Donna Tart beaucoup moins celui-ci, comme tu le dis les personnages sont froids et distants et je me suis ennuyée si mes souvenirs sont bons, car j’ai vite oublié ce roman. Par contre, le Chardonneret, quel roman ! J’ai son tout premier dont on me dit du grand bien que j’ai envie de lire cependant. J’ai vu Room, le film et j’ai eu un avis plus mitigé (j’en ai parlé sur mon blog…) mais tout le monde me dit le plus grand bien du roman, mais comme je connais l’histoire, pas envie d’y retourner ! Je ne connais pas le deuxième dont tu parles.

    1. Oui j’imagine que si tu as moyennement apprécié le film tu n’as pas vraiment envie de lire le roman. D’autant plus qu’une grande partie du charme du livre tient au fait de ne pas savoir comment l’histoire se termine…
      Pour Donna Tartt je lirais probablement d’autres romans même si j’ai été un peu déçue par celui ci comparé au Cardonneret.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s