Dernières lectures

Pour commencer cette semaine, voici trois romans que j’ai lu le mois dernier. En janvier j’ai dévorré par mal de livre tandis qu’en février j’ai eu un peu plus de mal à me concentrer sur mes lectures… J’espère retrouver le rythme, même si je ne me fais pas trop de souci 🙂

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Life of Pi de Yann Martel (L’histoire de Pi en VF)

Je commence par mon coup de coeur parmi cette sélection. Je n’ai jamais vu le film Life of Pi d’Ang Lee, mais j’avais depuis longtemps envie de lire le roman dont il est tiré. Je suis contente de mon choix car j’ai été littéralement enchantée par cette incroyable odyssée fantastique.

Commençons par notre héro, Pi, de son vrai nom Piscine Molitor Patel (oui comme la piscine parisienne fraichement restaurée). Pi et sa famille vivent à Pondichéry où le père de Pi dirige le zoo municipal.

Le premier tiers du livre, où Yann Martel met en place son histoire est consacré à la vie de Pi à Pondichéry. Cette première partie est agréable mais un peu longuette, étant constituée d’une suite d’anecdotes en rapport avec les animaux du zoo. J’ai apprécié ma lecture sans être totalement subjuguée. Mais rétrospectivement je me rend compte que cette partie est entièrement justifiée et au final parfaitement maitrisée, Yann Martel nous permettant de faire connaissance en douceur avec notre jeune héro, Pi, ce jeune garçon singulier qui décide notamment de ne pas appartenir à une unique religion mais de pratiquer à la fois le l’hindouisme, l’islam et le christianisme. Ces premiers chapitres sont la parfaite introduction à ce qui nous attend par la suite…

Un jour les parents de Pi décident de quitter l’Inde pour le Canada. Tout est organisé, certains animaux sont vendus, d’autres embarquent avec la famille Patel sur le bateau sensé les mener jusqu’à leur destination. Mais au milieu de la traversée l’improbable se produit et le bateau coule. Pi se retrouve, seul survivant sur un canaux avec pour seuls compagnons, un tigre du Bengale de 200kg prénommé Richard Parker, un zèbre blessé, un orang-outang et une hyène sans scrupule.

C’est ainsi que notre odyssée commence. Pi va passer 227 jours en mer, 227 jours durant lesquels il survivra tant bien que mal grâce à quelques maigres provisions et outils. L’une de ses principales préoccupations étant bien sûr la présence de Richard Parker. S’installe alors une relation ambivalente entre le garçon et le tigre où se dispute la crainte et la reconnaissance. Ce qui pourrait être un simple roman de survie devient un véritable conte philosophique. Car seul sur l’océan, Pi continue de s’interroger sur la religion, le rapport des hommes avec les animaux… Sans que cela ne devienne jamais trop lourd ou fastidieux. Car la survie tient également une grande place dans le récit. Mais raconté par Pi, ce héro ingénu et naif, tout prend une autre dimension. Les sessions de dressage de Richard Parker m’ont particulièrement marquées ! C’est simple, à partir du moment où Pi se retrouve sur ce bateau j’ai été complètement happée par le roman.

Je n’en dirais pas plus mais la fin est à la hauteur du roman, absolument magistrale. J’ai terminée bouleversée.

Bref je vous le conseille !!

The Nightingale de Krinstin Hanna

(Roman non encrore traduit en français)

J’aurais peut être du me méfier un peu, s’agissant d’un roman à propos de l’occupation allemande en France écrit par une américaine. Forcément on échappe pas à certains clichés et erreurs qui auraient pu être assez simplement évités et qui m’ont fait pas mal grincé des dents au début du roman ! Mais passé outre ces discordances j’ai plutôt apprécié cette lecture.

L’histoire débute en 1939. Nous allons suivre le destin de deux soeurs qui vont être confronté à la guerre et à l’occupation et vont réagir de façon complètement différentes. Nous rencontrons tout d’abord Vianne qui habite dans la petite ville de Carriveau avec sa fille Sophie et dont le mari Antoine est parti se battre. Sa jeune soeur Isabelle, enfant rebelle de la famille depuis la mort de leur mère, élevée en pension, décide à l’annonce de la guerre de rejoindre leur père à Paris avec qui les relations sont extrêmement tendues depuis leur enfance. Mais lorsque les allemands approchent de Paris celui-ci l’envoie à Carriveau vivre avec sa soeur. Malheureusement Carriveaux, situé en zone occupée accueille rapidement un régiment de soldats allemands et Vianne et Isabelle vont devoir hébergé un soldat dans leur maison. Un peu plus tard Isabelle décide de rejoindre la résistance pendant que Vianne est prête à tout pour protéger sa famille.

Il s’agit d’une lecture agréable (plutôt facile en anglais), l’histoire est bien menée,  c’est plein de rebondissements. Krintin Hannah mêle habilement histoires familiales, aventures et amour. J’ai cependant été un peu surprise par les critiques dithyrambiques sur Goodreads… J’imagine que en tant que française j’ai trouvé cette version de la guerre un peu trop romancée. Lu par un(e) américain(e) cela ne doit pas être la même chose ! Je n’ai  par ailleurs pas pu m’empêcher de faire la comparaison avec un de mes livres préférés dont l’histoire est extrêmement similaire, Suite française (qui a été écrit par l’auteur – française – pendant l’occupation est qui est absolument magistral. Si vous ne connaissez pas, je vous le conseille !).

Fondation d’Isaac Asimov

Cela fait un moment que je voulais m’attaquer aux romans d’Asimov, bien connu des lecteurs de SF pour être un auteur majeur de Science-fiction. J’ai décidé de commencer par Fondation #1, premier volet du Cycle de Fondation.

Le roman débute 22 000 ans environ dans le futur. La terre n’existe plus et un Empire Galactique s’est formé qui englobe toute la Voie lactée et regroupe 25 millions de mondes habités. Un homme, Hari Seldon, prédit au moyen d’une science statistique dont il est le concepteur — la psychohistoire — la chute de cet empire suivie de 30 000 ans de barbarie qui précéderont la naissance d’un autre Empire. Pour réduire cette période de barbarie à 1 000 ans, il suggère la création d’une Fondation dont le rôle sera de rassembler le savoir de toute l’humanité dans une Encyclopédie. L’Empire l’autorise à à créer cette colonie d’encyclopédiste sur une petite planète à l’extrémité de la Galaxie, Terminus.

Le roman est composé de 5 parties, chacune se déroulant à plusieurs décennies d’intervalle, formant une histoire à part entière et couvrant ensemble les cinq les cent cinquante premières années de l’interrègne environ. Il s’agit en définitive plutôt de 5 nouvelles qui nous dépeignent l’évolution du projet Fondation, de sa création à son expansion. Chaque partie raconte une crise que les  dirigeants de la Fondation vont devoir surmonter en faisant appel à chaque fois à des armes différentes : l’utilisation de la religion, de la politique, puis du commerce.  Il est facile de retrouver la construction de l’humanité dans celle de la Fondation.

Bref, j’ai trouvé ce roman extrêmement intéressant, malgré le fait qu’il n’y ai pas vraiment de héro (j’ai en général besoin d’un ou plusieurs personnages principaux auxquels m’identifier pour vraiment apprécier un roman). Le seul point qui m’a vraiment dérangé est l’absence totale de personnage féminin. J’imagine que c’est lié à l’époque à laquelle il a été écrit (les années 40) mais cela m’a particulièrement marqué.

***

Connaissez vous ces romans ?

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