8 leçons que l’expatriation m’a apprises

Fin septembre j’ai célébré ma première année d’expatriée en Irlande ! Déjà un an, j’ai du mal à y croire 🙂

Cette expatriation me semble être une version beaucoup plus light que lorsque j’habitais aux Etats Unis (du fait de la proximité géographique, du décalage horaire minime mais aussi grâce aux smartphones que je n’avais pas à l’époque). Malgré tout, on ne sort pas « indemne » d’une telle expérience. Cela a profondément influencé la personne que je suis et m’a fait prendre conscience de certaines choses.

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1) L’importance de la famille

Ce constat est lié aux évènements que j’ai vécu l’année dernière mais pas uniquement. En un an à Dublin j’ai vu plus souvent ma soeur qu’en une année lorsque j’habitais à Paris. Lorsque l’on habite à l’étranger on pert pas mal de nos repères, il est normal je pense de se rapprocher de ce qui constitue notre cocon, notre zone de confort, ces personnes qui nous connaissent depuis l’enfance et nous aiment quoi qu’il advienne.

2) Il n’est pas difficile de se faire des amis

Avec le recul je suis fière des liens amicaux que j’ai tissé ici en un an. En débarquant dans un nouveau pays, une nouvelle ville on a souvent une appréhension bien normale : vais-je rencontrer des personnes avec qui m’entendre, qui sont sur la même longueur d’ondes que moi ? Se faire un nouveau réseau d’ami est d’autant plus difficile une fois qu’on a quité le contexte des études.

Au final je trouve la situation plus facile lorsqu’on change complètement de pays car il existe une véritable solidarité entre expat ! Là où dans une nouvelle ville vous rencontrez des gens qui ont déjà un réseau d’amis et de proches, dans un nouveau pays les autres érangers sont tout aussi déracinés que vous ! Les liens se créent plus facilement et plus rapidement. En un an, je me suis fait de très bonnes amies que j’ai l’impression de connaître depuis des années.

3) L’expatriation m’a appris à être autonome

Bon à 28 ans c’est normal me direz vous ! Disons que mon expérience aux USA m’a appris l’indépendance, ma vie à Dublin à redoublé ma capacité d’adaptation, d’autant plus que je suis partie seule et que je ne connaissais absolument personne en arrivant en Irlande.

Lorsque l’on vit à l’étranger on est confronté à de nouvelles situations dont on ne connais pas toujours les codes. Il faut savoir se débrouiller, tatonner, voire se tromper ! On apprend énormément !

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4) Rien de comparable pour l’ouverture d’esprit

Tous les jours au boulot je suis confronté à une quinzaine de nationalités différentes. Rien de tel pour avoir du recul sur son propre pays ! Avec mes collègues nous avons constamment des discussions sur le comment et le pouquoi de chaque pays. Pas pour critiquer ou déterminer le meilleur système mais seulement pour apprendre, s’enrichir des différentes expériences. Cela permet également d’avoir un regard beaucoup plus objectif sur ses habitudes nationales.

Je suis souvent étonnée de voir a quel point la plupart de mes amis en France ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont (qui a vécu l’expérience du système de santé irlandais me comprend) ! Ce n’est pas un mythe, les français adorent se plaindre. Pourtant quand on a sa portée tant de points de vue différents on se rend compte que ne ne sommes pas si mal lotti …  Je suis intimement convaincu que tout français devrait vivre au moins un an dans un pays étranger !

A l’inverse on remet en question certaines habitudes profondément encrées dans notre ADN national (ou comment le cashback devrait exister dans tous les pays).

5) J’ai encore beaucoup à apprendre

Cela est une remarque professionnelle mais pas uniquement. Je me suis rendu compte que je me reposais beaucoup sur mes lauriers. Encore une fois, je suis confronté quotidiennement à des personnes de multiples nationalités qui ont toutes des parcours différents. Cet environement ultra dynamique me pousse à moi même améliorer certaines de mes compétences, à en développer de nouvelles…

J’ai également constaté que je suis loin d’avoir un niveau parfait en anglais en comparaison avec mes collègues ! J’ai été un peu pareseuse ces dernières années et mon niveau a baissé. Ma résolution pour ma deuxième années d’expatriation est donc d’améliorer mon niveau (je ferais un article à ce sujet si cela vous intéresse).

6) J’ai besoin d’un cocon

Un des gros inconvenients pour moi de l’expatriation est de vivre encore comme une étudiante à 28 ans (dans un meublé, avec un coloc). Désormais je ne rêve que d’avoir mon propre appart avec mes propres meubles et ma déco.

Je me rend compte que le fait de ne pas se sentir chez soi dans son propre appart à une influence considérable sur la façon dont on vit son expatriation. Il est difficile de se sentir installé dans sa nouvelle vie quand on ne se sens pas à l’aise chez soi. J’ai vécu cela les premiers mois de mon arrivée à Dublin et encore aujourd’hui dans une moindre mesure.

En attendant d’avoir un chez moi qui me ressemble, je me suis donc permis quelques craquage afin d’améliorer un peu mon meublé : quelques plantes, et tableaux sur les murs afin de personnaliser un peu mon appartement.

7) Garder le contact demande des efforts

On a tous vécu cela : au début on se promet de garder le contact puis après quelques mois les messages se font de plus en plus rares et on se contente de liker les photos respectives sur facebook et instagram.

J’essaie de faire des efforts pour rester en contact avec mes proches mais ce n’est pas toujours facile. On est vite pris par sa propre vie. Pourtant c’est dommage car ce n’est pas parce que j’ai construie une nouvelle vie ici que j’ai envie d’oublier mon ancienne ! J’essaie donc de prendre des nouvelles régulièrement. Mais cela doit venir de part et d’autre. Je pense que certaines personnes oublient un peu que ce n’est pas l’auberge espagnole tous les jours, il y a des moments où l’on se sent terriblement seul et deraciné. Recevoir un petit mot qui montre que l’on ne m’a pas totalement oublié signifie énormément pour moi.

8) Les voyages y’a que ca de vrai !

Tous les expatriés vous le diront, on voyage beaucoup plus lorsqu’on vit à l’étranger. En un an j’ai déjà visité une grande partie de l’Irlande. Et même si je connais bien la France je n’avais pas le réflexe d’organiser des weekends à la découverte de nos régions (et c’est bien dommage !). J’imagine que lorsqu’on vit en France on se dit que l’on aura bien le temps de découvrir notre propre pays et on se concentre sur les voyages à l’extérieur de nos frontières. Lorsqu’on habite à l’étranger, d’autant plus pour une durée temporaire, on en souhaite profiter au maximum, découvir notre nouvel environement et culture d’adoption 🙂

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Je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez si vous avez vécu une expérience similaire ou tout simplement songez à vous expatrier un jour.

4 commentaires

  1. J’ai vécu il y a maintenant pas mal d’années à Londres pendant un an en tant que jeune fille au pair et ensuite dans la restauration. Et malgré tout ce temps cela restera une de mes meilleures années et je reste très attachée à la Grande Bretagne (une passion pour l’Ecosse). Ma fille est aussi partie 2 fois en Angleterre pour ces études, mon mari 1 an aux Etats-unis et nous pensons tous les 3 comme vous. Nous avons de la chance en France et nous devrions dans la mesure du possible tous aller vivre dans d’autres pays pour l’ouverture d’esprit effectivement. En bref je suis entièrement d’accord avec vos 8 points. Bonne continuation.

  2. Je suis globalement d’accord avec toi, sauf le numéro deux, facile de rencontrer d’autres étrangers avec qui on se rapproche vite, mais moins facile pour les locaux (ça ne m’est arrivé qu’une seule fois sur mes cinq expatriations) !

  3. A presque 27 ans, 5 ans en Irlande, je me retrouve très bien dans ton article ! Je ne regrette absolument pas d’être partie et je suis à la recherche de nouvelles destinations en permanence, Irlande ou autres. En ce qui concerne l’Irlande, je me fais une carte pour voir ce qu’il me reste à faire. 🙂 Et oui, pour le 4 et 7, je me sens vraiment dans un monde appart, en décalage quand je rentre en France.

  4. J’ai également vécu un an à Dublin et je me retrouve beaucoup dans ce que tu décris ! Je trouve que les voyages nous ouvrent l’esprit et on voit les choses différemment lorsque l’on rencontre des personnes de tous horizons. Je souhaite à tout le monde d’avoir cette expérience. Et j’espère moi-même pouvoir repartir. Bonne continuation dans ta vie dublinoise !

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