Pourquoi je n’irai pas travailler aux Etats Unis

Aujourd’hui j’ai décidé de répondre à une question que l’on me pose constamment : est ce que je vais retourner travailler aux Etats Unis maintenant que j’ai le barreau de NY ?

Dans un monde parfait ma réponse serait : OUI ! J’en rêve ! J’ai eu beaucoup de mal à me réadapter à ma vie française et parfois, je rêve de sauter dans le prochain avion à destination des USA pour de nouvelles aventures américaines !

Sauf que ce n’est pas aussi simple que cela.

Pour travailler aux USA il faut un VISA. On ne peut pas débarquer comme ça aux Etats Unis et se mettre à chercher un job vous vous en doutez. Mais on ne peut pas non plus obtenir un visa de travail aussi “facilement” qu’on obtient un visas pour étudier dans une université américaine (je met facilement entre guillemets car la procédure est loin d’être facile).

Le visa de travail classique s’appelle H-1B (toute ressemblance avec une certaine grippe est inoportune) et requiert une procédure extrêmement compliquée :

1. Une offre d’emploi est préalablement nécessaire. Il faut donc avant tout trouver un employeur qui soit prêt à se lancer dans la procédure fastidieuse (et couteuse) de visa.

2. L’employeur aux Etats-Unis doit ensuite remplir et déposer une requête (formulaire I-129) auprès des services d’immigration américains. C’est donc l’employeur qui initie la procédure en déposant un dossier extrêmement détaillé : ce dossier devra comporter toutes les informations sur la personne qui sera employée, notamment des photocopies du passeport et des diplômes. Les entreprises passent souvent par un avocat pour remplir tous ces papiers. Il peut de plus faire traduire les diplômes français. Tout ceci peut couter quelques milliers de dollars à l’entreprise. 3. Une fois la requête approuvée, l’employeur reçoit une autorisation de travail appelée  » Notice of Approval  » (formulaire I-797). Le requêrant disposant de cette autorisation peut alors postuler pour l’obtention du visa.

Accordé pour une durée initiale maximum de trois années, le visa H-1B peut-être renouvelé une fois pour une durée totale de six années et représente la majeure partie des visas de travail délivrés par l’administration américaine. Le « Bachelor’s Degree » ou son équivalent en matière d’expérience professionnelle est néammoins exigé pour l’obtention du visa H-1B (soit environ un bac +4).

Il existe cependant d’autres visas de travail : le visa H-2B correspond à celui des employés saisonniers, le visa L-1 à celui des employés transférés entre sociétés affiliées, et les visas P-1, P-2 et P-3 sont destinés aux artistes, sportifs et professionels du show business.

Autant vous le dire tout de suite sans relations aux Etats Unis, trouver un employer “sponsor” c’est mission impossible. Ajoutez à cela des quotas annuels et mes rêves s’envolent… Mais après tout Paris c’est pas si mal 😉

16 commentaires

  1. Et quid de la green card dans ton cas ? Tout ce que je sais c’est qu’elle est très très difficile à obtenir, mais (pardon pour mon ignorance) quelle est la différence par rapport au visa dont tu parles ?

    1. La green card tu ne peux la demander qu’après plusieures années passées aux Etats Unis (donc il faut d’abord un visa de travail et apres plusieurs années tu peux eventuellement obtenir la green card). Mais c’est tres tres difficile. Une autre solution : épouser un américain !

  2. Ohlàlà je ne pensais pas que c’était si compliqué que ça pour obtenir un visa ! De quoi décourager :S
    Tu verras dans quelques années, en ayant déjà de l’expérience en France, ça pourrait être plus facile de trouver là-bas ? 🙂
    En tout cas tu as le barreau de NY, donc tu as la possibilité de le faire quand tu veux plus tard c’est déjà ça !!
    Bisous

    1. J’ai essayé de décrocher un stage là bas mais je n’ai rien obtenue. En plus la situation de l’emploi n’est pas top là bas non plus du coup ils préfèrent embaucher des américains… Mais je crois que je me suis fait une raison. Et puis Paris c’est pas si mal !

  3. Le parcours du combattant ! Comme au Canada où, en plus, tes employeurs doivent prouver qu’ils ont cherché un canadien pour ce poste mais que seul toi correspond au profil – histoire que tu ne prennes pas la place d’un résident.
    Ils me font rire les USA à être outré par les propos de Sarkozy. Je ne cautionne en rien ni ne souhaite discuter de ce qu’il a dit, là n’est pas le propos de ton billet et ni mon envie. Mais ils ne valent pas beaucoup mieux en terme de politique d’immigration. Surtout que tu as un diplôme reconnu chez eux…
    En tout cas, je suis heureuse que tu te plaises à Paris 🙂

  4. Par contre, ce que les gens ne savent pas c’est qu’en obtenant un diplome d’une université americaine, on a automatiquement le visa travail et ce pour un an!

    1. Pas forcément, cela dépend de ton visa d’étudiant, pour ma part, j’ai obtenu un diplome d’une fac américaine mais je devait obligatoirement rentrer en France à la fin 😦

  5. C’est vraiment le parcours du combattant 😦
    J’ai la chance de travailler dans une société qui a une agence à New York et j’espère pouvoir y passer au moins une année grâce au fameux visa L-1.
    Pour le moment j’essaye de convaincre mes patrons qu’ils pourront se passer de moi pendant un an, et c’est pas encore gagné o_O

    1. Oh ça c’est le bon plan ! J’aimerai beaucoup trouver une boite comme ça, mais c’est vrai que les patrons français ne sont pas toujours ok pour laisser partir un bon employé…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s